Selon une étude américaine, les parents sont de plus en plus attentifs à l'activité numérique de leurs enfants. Malgré cette surveillance, plus de 8 parents sur 10 font néanmoins confiance à leur progéniture. Cependant, les jeunes sont aussi de plus en plus nombreux à modifier les paramètres de confidentialité pour masquer certaines choses.

Ils ont souvent été considérés comme des « natifs du numérique » parce qu’ils sont pratiquement nés avec un clavier et une souris entre les mains. Très à l’aise avec l’outil informatique, grands consommateurs de réseaux sociaux et de contenus dématérialisés, les membres de la jeune génération sont particulièrement actifs dans la sphère numérique.

Tout porte donc à croire que la génération du dessus, dont les membres sont parfois décrits comme des « migrants du numériques », est moins portée sur cet univers pas toujours très familier. Or, un sondage mené aux États-Unis par TRUSTe and Lightspeed Research auprès de 2 000 parents et adolescents révèle que la majorité des parents n’est pas si perdue que ça dans la sphère numérique.

Preuve en est, 72 % des parents n’hésitent pas à vérifier au moins une fois par mois les activités numériques de leurs enfants, en particulier du côté des réseaux sociaux et des sites communautaires. D’après l’enquête, relayée par Mashable, la surveillance des parents est facilitée par les liens numériques tissés en ligne, notamment sur Facebook.

L’étude souligne que 95 % des parents et 90 % des adolescents interrogés ont indiqué avoir un compte Facebook. Dans la plupart des cas, les adolescents sont amis avec leurs parents sur le réseau social. Toujours selon TRUSTe and Lightspeed Research, le sondage montre que 84 % des parents font confiance à leur progéniture, même si 68 % des adolescents ont déjà accepté une demande d’amitié venant d’un inconnu.

L’an dernier, la société de sécurité Sophos avait mené sa propre enquête sur les comportements des internautes, en particulier sur les réseaux sociaux. La firme avait constaté que près de la moitié des utilisateurs de Facebook (46 % très exactement) avait accepté une demande d’amitié et révélé par la même occasion des informations personnelles à des personnages fictifs. La photo présentait pourtant un canard en caoutchouc.

À terme, ces chiffres risquent néanmoins d’évoluer. En effet, Facebook veut permettre aux utilisateurs de son réseau social de mieux trier les contacts. Les utilisateurs pourront créer des « groupes » plus facilement, dans lesquels ils pourront répartir leurs contacts en fonction de différents critères (membres de la famille, amis, collèges de travail, anciens étudiants…). En fonction des groupes, les membres pourront partager certaines informations (statuts, photos, vidéos, évènements…) ou non.

Il n’est pas difficile alors d’imaginer les adolescents ouvrir un groupe dédié aux parents, dans lequel ils n’afficheront que des informations convenables. D’ailleurs, l’enquête de TRUSTe and Lightspeed Research montre que 80 % des adolescents ont déjà modifié les paramètres de confidentialité, notamment pour cacher certaines informations à leurs parents.

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