Si l'opération de police survenue cette semaine est spectaculaire par sa mise en oeuvre, elle est restée néanmoins circonscrite à une portion très limitée du warez sur Internet. De plus, les sites de liens BitTorrent n'ont pas été affectés par ce raid anti-warez. Reste à savoir quel sera l'impact de l'opération sur les échanges de fichiers protégés par le droit d'auteur.

Cette semaine, une opération de police paneuropéenne était déclenchée dans quatorze pays européens. Soutenues par les agences Europol et Eurojust, les forces de l’ordre avaient pour mission de stopper l’activité de quatre groupes spécialisés dans le piratage des contenus protégés par la propriété intellectuelle. Cette opération spectaculaire était la conséquence d’une enquête ouverte il y a maintenant deux ans par la justice belge.

Au total, près de 50 serveurs ont été perquisitionnés pas les autorités, et dix personnes ont été arrêtées. Dans un communiqué, la police belge avait mis en avant la grande responsabilité de ces quatre groupes, affirmant qu’ils étaient responsables d’une perte estimée à 6 milliards d’euros à l’échelle planétaire.

Une estimation que nous avions alors trouvé très haute, laissant croire que le mode de calcul pour chiffrer le préjudice était l’habituelle, mais erronée, équation  » un téléchargement = une vente perdue « .

Cependant, une certaine confusion a entouré ce raid anti-warez. En effet, alors que l’intervention des forces de police ciblait officiellement et exclusivement les groupes de la scène warez, des sites de liens BitTorrent de premier plan, comme The Pirate Bay, ont connu quelques perturbations au même moment. De quoi laisser croire que les sites spécialisés dans les fichiers .torrent étaient également concernés.

Aujourd’hui, Torrentfreak a obtenu des retours positifs de la part de The Pirate Bay et BT Junkie. Manifestement, les difficultés temporaires pour accéder à The Pirate Bay étaient une simple coïncidence, puisque les administrateurs procédaient à une mise à jour matérielle de leur infrastructure. Pour le second, aucune indisponibilité du site n’est à déplorer.

Il sera intéressant de mesurer le véritable impact de l’intervention des polices européennes sur le peer-to-peer et le trafic des contenus piratés. Dans son communiqué, la police belge avait estimé que les 4 groupes visés par la justice étaient responsables « de la mise à disposition de 80 % de la production néerlandaise ou de production en langue étrangère sous-titrée en néerlandais« .

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