Si la Chine ne tranche pas le cas Google, alors la firme américaine pourra rester jusqu’en 2012, date à laquelle la licence d’exploitation ICP (Internet Content Provider) expirera définitivement. C’est ce qu’a révélé un porte-parole du groupe à l’AFP ces dernières heures. Chaque année cependant, elle a besoin d’une révision part les autorités chinoises.

« La licence court jusqu’en 2012, mais elle a besoin d’être révisée chaque année. Tout se passera comme d’habitude si on obtient la révision » a-t-il été précisé. Dans le cas contraire, le groupe ne sombrera cependant pas dans l’illégalité, puisque même sans cette révision, la licence reste valable jusqu’à son terme. À moins que la Chine ne décide d’y mettre fin.

Du côté chinois, on laisse filer le dossier. Officiellement, le géant américain a déposé sa requête assez tard, obligeant ainsi l’administration chinoise à s’accorder plus de temps pour analyser la demande de renouvellement de la licence ICP. C’est ce qu’a expliqué un membre du ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information, interrogé par l’AFP

Officieusement par contre, d’aucuns estiment que la Chine fait trainer les choses pour punir l’outrecuidance de Google. En effet, du point de vue des autorités chinoises, il est intolérable qu’une société privée puisse de cette façon s’ingérer dans les affaires intérieures chinoises en cherchant à influer sur le cours des choses.

L’Empire du Milieu considère en effet que la « stabilité du régime politique et, notamment, de la société » passe, « depuis le milieu des années 2000 [par le] contrôle de l’Internet et [par] la neutralisation par tous les moyens, y compris offensifs (attaques de sites « ennemis »), de l’information électronique perçue comme une menace pour la République populaire » avait expliqué Jean-Pierre Cabestan.

Depuis une semaine, Google s’évertue à mettre en avant une nouvelle approche pour répondre aux attentes de Pékin et pour calmer le jeu. Plutôt que de rediriger automatiquement les internautes chinois sur la version non-censurée du moteur de recherche, la firme ne propose plus qu’un simple lien hypertexte.

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