Depuis quelques semaines, Google a mis en place le chiffrement des recherches web, afin de renforcer davantage la confidentialité et la sécurité des internautes. Pour cela, la firme de Mountain View fait transiter les requêtes via un serveur SSL, privant ainsi des tiers d’un certain nombre d’informations.

Le chiffrement SSL n’est certes pas parfait. D’une part parce que Google aura toujours accès aux données de connexion et à l’historique de recherche, empêchant l’internaute d’avoir accès à un anonymat complet, et d’autre part parce que certaines attaques informatiques élaborées permettent de contourner cette protection.

Ceci étant, cette solution a tendance à être un bon compromis. Preuve en est, la firme utilise déjà cette technologie sur certains de ses services, comme la messagerie web. L’idée a également incité d’autres organisations, comme l’EFF, à développer une extension Firefox visant à faire transiter de manière chiffrée certaines données entre le navigateur et certains sites web.

Or selon Slashdot, la politique de Google ne fait pas l’unanimité. De plus en plus d’institutions s’opposeraient au chiffrement SSL mis en place par la firme de Mountain View. En effet une telle protection ne permet plus à certaines institutions de surveiller l’activité des internautes sur les réseaux. Et il n’est pas nécessaire de regarder du côté de la CIA ou de la NSA. Même les établissements scolaires sont concernés.

Comme le souligne malicieusement Mike Masnick, c’est à se demander ce qu’on reproche à Google. Est-ce que l’entreprise est néfaste parce qu’elle espionne les gens à travers la collecte illicite de données privées diffusées via les réseaux Wi-Fi ? Ou bien est-ce une société néfaste parce qu’elle entrave l’espionnage souhaité par certains organismes ?

Pour mémoire, le chiffrement par défaut de Gmail est survenu quelques temps après les les cyber-attaques subies par Google en décembre dernier.

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