Mise à jour : C’est fait. Désormais, en se rendant sur https://www.google.com (notez le « s » dans l’URL) les recherches sont chiffrées à travers un serveur SSL qui empêche les tiers de voir ce que vous recherchez sur le moteur de recherche. Google continue néanmoins à enregistrer les données de connexion et l’historique ; il ne s’agit pas d’un service d’anonymisation des recherches. Encore en bêta, le service ne semble pas encore accessible sur Google France.

Article du 17 mai 2010 – En marge de ses excuses adressées aux internautes, après avoir reconnu qu’il avait enregistré « par erreur » des données privées sur des réseaux Wi-Fi ouverts, Google a annoncé sa volonté de renforcer la confidentialité des utilisateurs de ses services.

La firme, qui impose déjà depuis cette année le chiffrage en SSL pour tous les utilisateurs de Gmail (mais uniquement en option pour les clients Google Apps), va proposer cette semaine une option permettant de protéger également les recherches effectuées sur Google.

Le chiffrage en SSL, matérialisé par une adresse qui commence par « https:// » plutôt que « http:// » et une icône en forme de cadenas sur le navigateur, empêche en principe de lire les données interceptées sur les réseaux sans-fil. Seuls ceux qui émettent les données et qui les reçoivent connaissent les clés de déchiffrage. Le procédé est aussi utile à ceux qui utilisent le moteur de recherche sur des réseaux partagés et contrôlés par un tiers, comme ceux des universités ou des entreprises.

La généralisation du SSL à tous les utilisateurs n’est probablement pas à l’ordre du jour pour Google, puisqu’elle coûte cher en bande passante et en puissance de calcul, et qu’elle ralentit l’affichage des résultats. Mais le fait qu’il propose ce chiffrage en option est déjà une décision remarquable.

Par ailleurs, alors qu’il aurait en principe intérêt à encourager les réseaux ouverts pour favoriser la navigation en mobilité, Google conseille fortement aux internautes de protéger leur réseau Wi-Fi par un mot de passe, comme l’impose désormais l’Allemagne, et comme le prévoit en France la loi Hadopi.

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