Souvenez-vous. Lors des débats sur le projet de la loi Hadopi, Christine Albanel avait fait « sensation » en expliquant sans rire que les suites bureautiques comme Microsoft Office ou Open Office étaient équipées d’un pare-feu destiné à protéger l’utilisateur de tout trafic hostile.

« Lorsque l’on achète un pack Microsoft avec Word, Excel, Powerpoint, qui ne sont pas des logiciels libres, il existe des pare-feux, des logiciels de sécurisation ; mais les logiciels libres peuvent aussi être assortis de pare-feux, des logiciels de sécurisation ; Ainsi, au ministère de la culture, nous utilisons le logiciel libre Open Office,… et un logiciel de sécurisation l’accompagne. Les éditeurs de logiciels libres fournissent les pare-feux, et même des pare-feux gratuits » avait-elle notamment déclaré à l’adresse de Christian Paul, qui l’interrogeait sur les dispositifs de sécurisation des ordinateurs.

Depuis ce jour, bon nombre d’internautes se plaisent à se rappeler sur ce bien malheureux épisode qu’a connu l’ancienne ministre de la culture et de la communication. Une moquerie d’autant plus appréciée qu’elle avait le mérite d’agir comme une piqûre de rappel, dans la mesure où beaucoup d’internautes n’ont pas compris pourquoi c’était le ministère de la culture qui s’accaparait un travail a priori destiné au secrétariat à l’économie numérique.

Or donc, si jusqu’à présent la suite Open Office n’a jamais eu d’autre ambition que de proposer des outils de bureautique à un utilisateur, le bloggueur Pollux a décidé, d’une certaine façon, de rendre justice à Christine Albanel. Et surtout, de voir s’il est effectivement possible de détourner un logiciel de son usage premier.

Et si les explications techniques peuvent échapper au profane, le résultat est bel et bien là : un pare-feu Open Office fonctionnel (combiné avec iptables en réalité) et évolutif à souhait. Deux colonnes renseignent l’utilisateur sur le nombre de paquets acceptés ou rejetés, le tout dans les fameuses cellules du logiciel. Et le tout en temps réel !

même si Pollux juge que « pour les performances, c’est tout simplement assez lamentable« , avec « 10 paquets par seconde« . Mais qu’importe, puisque l’outil « empêchera surtout le peer to peer« . Et de souligner qu’il ne s’agit là que d’un premier jet. « Il y a pas mal d’évolutions possibles, notamment le fait d’utiliser des macros, pouvoir sécuriser la connexion XML-RPC etc. » a-t-il conclu.

Une nouvelle qui ravira sans aucune doute Christine Albanel, désormais à l’œuvre pour Orange, l’entreprise à l’origine de son fameux logiciel Hadopi.

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