L'APRIL interpelle la Commission européenne sur l'avenir du libre en Europe
Julien L. -
publié le Mardi 30 Mars 2010 à 21h06 -
posté dans Société 2.0
![]() Suite à la publication de la feuille de route numérique de l'Union européenne, l'APRIL a appelé la Commission européenne a être très vigilante sur l'avenir du libre sur le Vieux Continent. En effet, les lobbies des logiciels propriétaires s'emploient à mettre sous pression Neelie Kroes, la commissaire européenne en charge de la société numérique.
Face à ces rumeurs inquiétantes, l'APRIL a pris les devants en adressant une lettre à la Commission européenne pour lui faire part de ses "préoccupations à propos de " l'Agenda numérique pour l'Europe " qui devrait être présenté fin avril". L'association de promotion et de défense du logiciel libre s'inquiète en effet de la disparition éventuelle de toute "référence à l'importance des standards ouverts pour l'interopérabilité". Une décision qui "serait très dommageable pour les intérêts de nos membres : les entreprises spécialisées dans le Logiciel Libre ainsi que ses utilisateurs" explique l'association. La situation est délicate. En effet, l'APRIL souligne un contexte défavorable où les lobbies du logiciel propriétaire s'appliquent à mettre sous pression la commissaire européenne pour qu'elle ne cite pas ces termes, afin de "réviser à la baisse la définition de standard ouvert". "Les standards ouverts jouent un rôle indiscutablement positif pour l'économie numérique. L'April se réjouit donc de voir que la Commissaire Kroes les ait identifiés comme tels et souhaite les utiliser pour concrétiser la politique numérique de l'Europe. Au vu de l'intérêt décisif des standards ouverts pour la concurrence, l'innovation et l'intégration de tous dans le marché européen, nous ne doutons pas que les commissaires Almunia Mira, Tajani et Barnier soutiendront le passage à l'action de Mme Kroes" a expliqué Tangui Morlier, le président de l'association. Pour Frédéric Couchet, délégué général de l'APRIL, "en nommant une vice-présidente à la société numérique, le président Barroso a montré son ambition de promouvoir une société de l'information européenne compétitive, innovante, ouverte et inclusive. Le document de travail qui a été publié démontre que la commission peut concrétiser cette politique. Son adoption en l'état prouverait ainsi qu'en matière de politique sur le numérique, il n'est plus question d'opter pour le statu co et ainsi de céder à des intérêts particuliers basant leurs rentes sur le contrôle et la fermeture". Pour l'heure, aucune information ne permet de dire que Neelie Kroes a cédé aux lobbies du logiciel propriétaire. Une raison supplémentaire de soutenir la démarche de la commissaire européenne. à lire aussi
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Commentaires à propos de «L'APRIL interpelle la Commission européenne sur l'avenir du libre en Europe»
"'APRIL a appelé la Commission européenne a être très vigilante sur l'avenir du liVre sur le Vieux Continent."
Ca serait pas plutôt du libre? Est-ce que ces gens là (Commission Européenne) ... s'ils ne sont pas totalement corrompus ... ce que je crois et espère ... et s'ils sont un peu intelligents ... car il ne faut pas être un génie pour se rendre compte ... faute de savoir ... qu'il existe des logiciels libres et Open Source en quantité et qu'ils sont utilisés par des administrations européennes. Exemples les plus édifiants qu'ils doivent bien connaître : Linux ... FireFox.
Est-ce que la question peut simplement leur effleurer l'esprit. Coucou, tu veux voir mon code source ?
Goldoark résume très bien ce qu'il en est des logiciels libres et leurs avantages. Actuellement le business model des UCSS (unfree and closed source software) c'est vendre le support, vendre la licence, vendre le service, vendre les services annexes, mais je crains que d'ici peu l'unique business model en vue sera... le tribunal pour violation de brevet. Bah oui, à force de breveter tout et n'importe quoi... Goldoark, le 30/03/2010 - 21:16
et surtout ils sont fragmentés, et chacun peut s'occuper d'un morceau. Il existe bon nombre de logiciels oubliés et repris grâce au principe du logiciel libre... C'est clair, c'est là leur énorme avantage, certainement intrinsèque au mode de création des outils GNU. Quand aux outils qui réssucitent, ça arrive fort régulièrement, la preuve dernièrement avec Tracker, l'outil de recherche local de Gnome. |
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Même si les lobbies corrompent l'Europe pour ne pas obliger à poser leurs standards ouverts, les gens finiront toujours par se rendre compte des avantages :
- Coût minime
- Interopérabilité
- Facilité de modification sans se taper les problèmes de droits
- Evolution garantie du logiciel parce que si le type qui l'a écrit a un pépin, on peut toujours reprendre derrière
Un argument des pro-closed source est que les gros logiciels libres comme Linux sont trop gros et dépendent eux aussi d'humains pour survivre, car personne n'aurait la capacité cérébrale de les reprendre si on les oubliait, donc mieux vaut des sociétés à but lucratif.
C'est bien entendu faux, les logiciels comme Linux sont lisibles (c'est long mais faisable), et surtout ils sont fragmentés, et chacun peut s'occuper d'un morceau.
Il existe bon nombre de logiciels oubliés et repris grâce au principe du logiciel libre...
Donc même si la loi change, le principe restera, ce sera juste une une grande atteinte à la crédibilité de l'Europe.