Dans la bataille qui oppose Apple et Google, ce dernier a trouvé un allié de poids auprès des geeks. Linus Torvalds, le célèbre créateur du noyau Linux, a en effet écrit sur son blog que le Nexus One était le premier téléphone mobile qu’il ne détestait pas. Un exploit pour le mobile basé sur le système Android de Google, lui-même basé sur un noyau Linux.

« J’ai eu le premier téléphone G1 de Google lorsqu’il est sorti, et je l’ai quasiment pas utilisé« , raconte Torvalds sur son blog. « Pourquoi ? Parce que je déteste en général les téléphones, ils sont énervants et vous dérangent quand vous travaillez, quand vous lisez ou faites quoi que ce soit d’autre, et pour moi un téléphone mobile c’est juste une chance d’être irrité où que vous soyez« .

Pour autant, le célèbre ingénieur nordique précise qu’il aime l’idée d’avoir un téléphone mobile qui utilise Linux, et avoue en avoir acheté plusieurs par le passé, y compris le Motorola Linux sorti uniquement en Chine. Mais le Nexus One est le seul dont il se sert vraiment. « Je dois l’admettre, le Nexus One l’emporte« , écrit-il. Ce qui l’a fait changer d’avis et acheter le mobile sur Internet, c’est la récente mise à jour du firmware qui permet d’utiliser le mutlitouch pour zoomer, notamment sur Google Maps. Une fonctionnalité que Google avait accepté de laisser à Apple en échange d’un partenariat sur l’iPhone, de plus en plus compromis…

« Je voulais de toute façon un GPS pour ma voiture, et j’ai pensé que la navigation de Google pouvait rendre finalement le téléphone utile. Et c’est le cas. Quelle différence ! Je n’ai plus le sentiment de traîner un téléphone avec moi ‘juste au cas où’ j’aurais besoin de contacter quelqu’un. Maintenant j’ai un gadget utile à la place (et c’est vrai plutôt agréable à regarder). Le fait qu’on puisse l’utiliser aussi comme téléphone est plutôt secondaire« .

Torvalds ne semble pas du tout gêné par l’hégémonie de Google et par le contrôle de la distribution des applications via l’Android Market, a priori contraire à la philosophie de Linux. Mais il est vrai que l’ingénieur finlandais a déjà montré par le passé qu’il avait des vues moins « puristes » que les défenseurs du logiciel libre.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés