Xavier Niel et une poignée d'autres investisseurs ont acquis mercredi le catalogue du chanteur Claude François, dont la seule chanson My Way ("Comme d'Habitude") rapporte chaque année un million d'euros de redevances.

On peut être opérateur télécom et estimer tout de même que l’industrie musicale a encore de beaux jours devant elle, question rentabilité. Selon le Figaro, le fondateur de Free Xavier Niel se serait offert le catalogue des chansons de Claude François avec un collectif d’investisseurs composé du PDG du label Because Emmanuel de Buretel, d’Alexandre Kartalis et d’Olivier Rosenfeld. Ce dernier est une ancienne grande figure de Free, puisqu’il avait accompagné le groupe Iliad de janvier 2001 à janvier 2008 en tant que directeur financier du groupe. Il est resté actionnaire et administrateur de Free, avec 1 % du capital.

Le montant de la cession du catalogue, accordée par Claude François Jr, n’a pas été dévoilé. Mais il est très certainement de plusieurs dizaines de millions d’euros. Les ayants droits de Claude François reçoivent chaque année parmi les plus gros chèques signés par la Sacem. Outre les titres du chanteur bien connus des bals populaires et qui se vendent encore très bien, le catalogue de Claude François comprend la chanson « Comme d’Habitude », adaptée en anglais avec « My Way ».

« Avec plus d’un millier d’interprétations dans des dizaines de langues dont celles d’Elvis, de Céline Dion, Franck Sinatra, Julio Iglesias, Sid Vicious et même Robbie Williams, l’adaptation de Comme d’habitude par Paul Anka en langue anglaise génère chaque année, un chiffre d’affaires d’un million d’euros« , note le Figaro.

Ca n’est pas, pour Xavier Niel, le premier investissement dans l’industrie musicale. Le patron de Free a déjà investi dans Deezer. Peut-être s’agit-il simplement d’investissements personnels parmi beaucoup d’autres, sans vision stratégique pour Free. Mais peut-être est-ce aussi les prémices d’une volonté de l’opérateur de prendre du poids à l’égard des lobbys traditionnels de l’industrie musicale.

Dans les années 1930, les radios aux Etats-Unis avaient fini par racheter les maisons de disques qui étaient au bord de la faillite. Peut-être les opérateurs télécoms finiront-ils aussi par racheter les plus grands catalogues de musique ?

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