Après Skype et Joost, les créateurs de Kazaa paufinent la sortie prochaine d'un service de musique en ligne sur abonnement baptisé Rdio.

Janus Friis et Niklas Zennstrom, les célèbres créateurs de Kazaa, ont l’intention de retourner sur le marché de la musique en ligne, avec de meilleures intentions au regard des maisons de disques. Depuis la vente du logiciel de Peer-to-Peer, les deux compères nordiques ont lancé avec succès Skype, qu’ils ont revendu à eBay, et échoué dans la vidéo avec Joost, maintenu sous perfusion. Avec Rdio, ils espèrent renouer avec le succès, sur un marché pourtant déjà occupé, à la rentabilité douteuse.

Le service financé par leur société de capital-risques Atomico Ventures permettra aux utilisateurs d’archiver et de partager de la musique en ligne, sur un navigateur, et d’y avoir accès en streaming depuis différents appareils mobiles. Il devrait largement s’inspirer du suédois Spotify, avec un mélange de service gratuit financé par la publicité et d’abonnement payant.

« Nous avons vu beaucoup de services de musique basées sur la publicité aller et venir. Il nous a semblé que c’était le bon moment pour revisiter cet espace, cette fois avec une offre attractive et un modèle d’abonnement durable« , a expliqué à Bloomberg Janus Friis.

Aucun détail n’a été communiqué, ni sur les tarifs envisagés ni sur la technologie employée. Il y a toutefois de fortes chances pour que le service soit basé sur la technologie P2P détenue par Joltid, la société commune de Friis et Zennström. C’est elle qui a été à la base de Kazaa, Skype et Joost, et qui fait actuellement l’objet d’une procédure judiciaire à l’encontre d’eBay.

Rdio est actuellement en train de négocier des accords avec les maisons de disques, mais le directeur de la société, Drew Larner, concède que les discussions sont difficiles étant donné les relations conflictuelles qu’entretenaient les créateurs de Kazaa avec les maisons de disques. Sharman Networks, la société qui éditait Kazaa, a été condamnée en 2005, avant de signer un accord amiable avec les plaignants. Grâce aux 2,6 milliards d’euros empochés suite à la vente de Skype, Friis et Zennstrom avaient accepté de verser 115 millions de dollars aux maisons de disques.

Le service sera d’abord destiné aux Etats-Unis. La société est basée à Los Angeles, avec des bureaux à San Francisco.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés