En 2016, nous vous parlions de la prometteuse startup chinoise Jide. Lancée grâce à Kickstarter, cette dernière développait Remix OS, une version d'Android totalement compatible avec le desktop. Aujourd'hui, les Chinois abandonnent leur promesse grand public et opèrent un virage à 180 degrés, laissant les investisseurs sur leur faim.

Jide était une aventure de la tech comme on les aime : inopinée, maligne et crowdfundée. Mais comme bien d’autres entreprises ayant commencé sur les bancs de Kickstarter et consorts, elle tire aujourd’hui son chapeau après des années à batailler pour trouver un modèle économique.

Toutefois, Jide ne va pas disparaître : si son projet, Remix OS, est bien abandonné, l’entreprise a trouvé un moyen de survivre.

Ainsi, c’est bien le système d’exploitation que nous avions pu tester il y a déjà plus d’un an qui ne sera plus développé. Ce dernier permettait d’utiliser Android 6.0 sur un appareil de type desktop ou laptop.

Remix OS au placard

La modification assez profonde des Chinois entretenait l’illusion d’une interface adaptée au bureau avec mode fenêtré et barre des tâches, le tout, sous Android.

Les boîtiers du constructeur sont également annulés, ce qui laisse les investisseurs (ou backers) déçus et trahis. Comme de nombreuses autres startups avant elle, Jide n’honorera pas ses commandes Kickstarter.

Néanmoins, une proposition de remboursement est déjà prévue : le 15 août, la société commencera à rendre l’argent à chacun des backers.

À nouveau, l’argent de ces derniers aura permis à une structure de se créer, d’embaucher et de potasser un business model. Toutefois, Jide déçoit puisque son nouveau modèle économique est aux antipodes de sa promesse initiale : la startup se tournerait en effet vers le marché professionnel.

L’entreprise explique ainsi dans un communiqué : « Au cours des dernières années, nous avons reçu un nombre grandissant de demandes de la part d’entreprises dans divers secteurs, et nous avons commencé à les aider à créer des outils pour leurs organisations.  » Lucide sur ses capacités de financement, la marque conclut : « Étant donné nos ressources existantes, nous avons décidé de recentrer notre travail.  »

La décision rappelle le changement récent de business model de l’Anglais Canonical. La firme qui développait plusieurs solutions grand public en matière de système d’exploitation (Ubuntu et l’Ubuntu Phone) a également abandonné ses activités pour se concentrer sur le marché professionnel.

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