La Fnac et les magasins Darty vont bien fusionner. Les négociations annoncées fin septembre ont abouti avec l'officialisation d'un accord ce vendredi matin.

L’opération avait été annoncée comme une intention à la fin du mois de septembre, c’est désormais officiel. La Fnac a officialisé vendredi matin sa fusion avec le groupe britannique Darty, qui a donné son accord au rapprochement après quelques semaines de discussions et de reports.

Selon les conditions de l’offre qui a été revalorisée, les actionnaires de Darty recevront une action Fnac pour 37 actions Darty détenues (et non plus 39), et bénéficieront d’une alternative en numéraire s’ils le souhaitent. « À hauteur d’un montant maximum de 95 millions d’euros », précise le communiqué des deux groupes.

Sur la base du cours de clôture de Darty du 5 novembre, l’offre valorise Darty à environ 116 pence par action, soit 615 millions de livres (859 millions d’euros) au total. La première offre formulée fin septembre valorisait Darty 533 millions de livres, soit 719 millions d’euros. Généreuse, l’offre de fusion représente également une prime de 47 % sur le cours de clôture de Darty le 29 septembre 2015.

Avec ce rapprochement, les deux enseignes vont d’abord pouvoir mettre en commun leurs réseaux de magasins physiques, à une époque où les cybermarchands doivent aussi trouver des relais au plus près des consommateurs (même Amazon vient d’ouvrir sa première librairie physique à Seattle). La Fnac compte 184 magasins, dont 111 sont situées en France. Darty liste pour sa part 301 magasins en France. Toutes pourront désormais servir de point de livraison pour les clients qui commandent des produits sur internet mais souhaitent aller les chercher directement en boutique.

Les synergies seront évidentes pour la logistique des deux groupes afin d’obtenir des prix toujours plus bas

Les synergies seront aussi évidentes pour la logistique des deux groupes, et la puissance de négociation auprès des fournisseurs n’en sera que renforcée, pour obtenir des prix toujours plus bas — ce qui ne veut pas dire que le consommateur en profitera, tout dépendra de la politique appliquée.

Interrogée ce vendredi matin sur RTL, la secrétaire d’Ètat à l’économie numérique Axelle Lemaire a estimé que la fusion était « une bonne chose » car il fallait en France « des groupes puissants à l’échelle européenne et mondiale ». Elle a toutefois immédiatement posé une réserve sur l’éventuel impact social de cette fusion.

La Fnac compte 14 500 employés, dont 61 % sont en France. Darty, lui, emploie 12 600 personnes. Comme toute fusion, il est très probable que celle-ci soit accompagnée au minimum d’un plan de départs volontaires.

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