La fabricant chinois de scooters a annoncé la création d'une nouvelle sous-marque qui proposera des deux-roues électriques low-cost.

Près d’un an après son entrée au Nasdaq, Niu poursuit son développement à marche forcée. Le fabricant de scooters électriques chinois a profité de la présentation de ses résultats du second trimestre 2019 pour annoncer une nouvelle marque plus abordable. Repérée ce dimanche 25 août par Electrek, cette annonce cible bien sûr le marché chinois, mais Yan Li, le PDG de Niu, évoque également les pays d’exportation de la marque.

Lancé en France en mars 2019, le Niu U-Pro laisse imaginer ce à quoi pourrait ressembler un deux-roues Gova. // Niu

Un deux-roues électrique à partir de 380 euros

Baptisée Gova, cette nouvelle marque proposera une gamme de trois deux-roues électriques : les G1, G3 et G5. Niu annonce une fourchette de prix entre 2 999 et 3 999 yuans, soit environ 380 à 500 euros avant les différentes taxes.

Pour proposer des prix aussi bas, les scooters Gova s’annoncent dépouillés et moins puissants. Les fonctions connectées présentes sur la gamme de Niu n’équiperont pas les Gova mais resteront proposées en option comme l’explique Yan Li : « Pour parvenir à proposer les Gova dans cette gamme de prix, nous avons pris délibérément la décision de segmenter les fonctionnalités entre Gova et Niu. À titre d’exemple, Niu est conçu comme un scooter électrique intelligent — il est connecté — tandis que pour Gova, nous avons dû nous passer de la partie connectivité  (…). Ceci étant dit, nous offrons des accessoires, comme l’option Sky Eye, qui permet à l’utilisateur de rajouter un petit boîtier au Gova pour le connecter. »

Cette nouvelle marque refera bientôt parler d’elle puisque le Gova G1 devrait être présenté en Chine dès le mois prochain.

Xiaomi en ligne de mire

Avec 38 % de croissance, un chiffre d’affaire de 74,8 millions de dollars (environ 67 millions d’euros) et près de 100 000 ventes à travers le monde au second trimestre 2019, Niu se porte bien. Le fabricant ne baisse néanmoins pas la garde car le marché du deux-roues électrique reste très compétitif. Le géant Xiaomi, bien connu en France pour ses smartphones et trottinettes, est par exemple un de ses concurrents les plus sérieux. Il vient aussi de lancer un modèle « low-cost » — le Himo T1 qui est proposé en Chine à partir de 450 dollars (400 euros environ). À mi-chemin entre un scooter et un vélo, ce cyclomoteur électrique conçu pour les marchés asiatiques n’est pas encore annoncé en Europe.

Reste à savoir si nos marchés seront intéressés par ces véhicules aux prix alléchants mais dont le positionnement hybride pourrait ne pas convaincre. On garde en tête les échecs du e-Solex ou du Yamaha EC-03 qui, il est vrai, étaient beaucoup plus onéreux.

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