La prochaine usine de BYD ne sera pas construite de zéro, mais bien déjà sur pied. Le constructeur chinois va prendre le contrôle d’un site de production d’une autre marque en Europe et doit bientôt annoncer l’endroit choisi. Deux pays se dessinent : la France et l’Espagne.

L’attente est toujours palpable pour le n°1 mondial de la voiture électrique. Qui aurait pu croire qu’un tel géant comme BYD aurait du mal à s’installer durablement en Europe ? Alors que la production de véhicules dans sa toute première usine en Hongrie a de nouveau été repoussée à fin 2026, le constructeur s’impatiente.

Pour relancer rapidement la machine, BYD a décidé de prendre le contrôle d’une usine européenne déjà existante et la décision du site sera prise « très prochainement », a indiqué Alfredo Altavilla, conseiller spécial de BYD pour l’Europe, lors de la conférence Reuters Automotive Europe qui s’est tenue à Francfort le 1er juillet.

La France et l’Espagne en première ligne pour BYD

Pour son second site de production européen qui viendra compléter l’usine hongroise de Szeged, BYD a définitivement écarté l’option de construire une nouvelle usine à partir de zéro en Turquie. En reprenant un site de production déjà existant, les délais de mise en service opérationnelle seront considérablement réduits et cela permettra au constructeur chinois de s’intégrer plus rapidement dans le tissu industriel local, tout en profitant d’infrastructures et de bassins d’emplois déjà formés aux métiers de la construction automobile.

Selon les déclarations d’Alfredo Altavilla, l’Espagne et la France figurent actuellement au premier rang des destinations étudiées par l’état-major du constructeur basé à Shenzhen. Des délégations techniques de BYD ont d’ailleurs mené des inspections sur le terrain dans plusieurs régions de ces deux pays afin d’évaluer la faisabilité technique et les potentielles restructurations nécessaires.

BYD Seal  // Source : Raphaelle Baut pour Numerama
BYD Seal // Source : Raphaelle Baut pour Numerama

À l’inverse, l’Allemagne semble écartée de cette sélection finale. Malgré des capacités de production sous-utilisées chez certains constructeurs outre-Rhin, les coûts opérationnels et de main-d’œuvre y sont jugés moins compétitifs par rapport aux alternatives ibériques ou françaises. De son côté, l’Italie ne semble plus de la partie alors qu’elle figurait « parmi les finalistes » au mois de mai. La question est désormais de savoir quelle usine sera choisie.

Les constructeurs automobiles chinois s’empressent de mettre la main sur des sites de production en Europe avant l’entrée en vigueur des nouvelles règles de l’Union européenne, qui pourraient rendre les investissements bien plus difficiles. Ces initiatives pourraient donc redessiner le paysage industriel de l’Union et accélérer la présence des marques chinoises en Europe.

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