Le régulateur des télécoms a redonné à Starlink l’autorisation d’exploiter des fréquences en France. La précédente autorisation avait été annulée, à cause d’un raté dans la procédure.

Tout rentre dans l’ordre pour Starlink. L’opérateur satellitaire, qui propose un service d’accès à Internet par l’espace, a de nouveau toutes les autorisations nécessaires pour fonctionner en France. Le 2 juin 2022, le gendarme des télécoms (Arcep) a délivré à l’entreprise américaine une nouvelle autorisation d’utilisation de fréquences.

Ce feu vert accordé par l’autorité des télécoms fait suite à une mésaventure réglementaire survenue début avril : Starlink s’était vu retirer son autorisation d’exploiter des fréquences à cause d’un manquement du régulateur des télécoms. Son erreur ? Avoir oublié de procéder à une consultation publique sur l’arrivée de cet acteur sur le marché français des télécoms.

L’étape manquante a donc été organisée ces dernières semaines, après l’interruption de l’autorisation sur laquelle Starlink se reposait jusqu’à présent. Elle avait été accordée en février 2021 et c’est avec elle que la filiale de SpaceX avait pu lancer ses offres dans l’Hexagone. Tout le territoire métropolitain est couvert, selon la carte, sauf deux ou trois zones réduites.

Starlink caravane camping-car
Une antenne Starlink à côté d’un camping-car. // Source : Starlink

Starlink présente un intérêt en France

Verdict de la consultation ? Les contributions « ont fait ressortir l’intérêt du service Starlink pour développer la connectivité des zones blanches mobiles ou mal desservies par les réseaux fibrés », note l’Arcep. Outre Starlink, qui a aussi fait parvenir ses observations, 12 organisations ont participé, ainsi que 2 000 particuliers, dont des clients de Starlink.

La consultation publique a permis notamment à des concurrents de Starlink de s’exprimer, à l’image de Viasat, OneWeb, Orange, OneWeb, Eutelsat et Inmarsart. L’association des opérateurs alternatifs, la Commission supérieure du numérique et des postes, ainsi que le Centre national d’études spatiales ont également apporté leurs observations.

En France, l’acquisition d’un kit Starlink est très onéreuse. L’équipement est facturé 634 euros et les frais d’envoi et de service atteignent 71 euros. L’abonnement lui aussi est cher : comptez 99 euros par mois. Quand il n’existe aucune alternative, Starlink est pratique. Mais face à des solutions rivales (dans la 4G, 5G, dans la fibre optique, etc.), son prix rend le service peu compétitif.