La marque BlackBerry, sous licence depuis plusieurs années, devait revenir grâce à l’entreprise OnwardMobility, propriété de Foxconn. Finalement, le repreneur jette l’éponge.

Au sommet du monde de la téléphonie avant l’iPhone, BlackBerry vit un enfer depuis 10 ans. Longtemps distancé par le smartphone d’Apple et ses concurrents sous Android (Samsung, HTC, LG), BlackBerry avait finalement jeté l’éponge en 2015. L’année suivante, l’entreprise canadienne avait décidé de céder une licence d’exploitation de sa marque au Chinois TCL, qui a sorti des terminaux sous Android, avec l’emblématique clavier BlackBerry. Le constructeur chinois a ensuite délaissé la marque à son tour, laissant son avenir en suspens.

En 2020, l’entreprise OnwardMobility, méconnue du grand public, mais propriété du géant Foxconn, avait annoncé son intention de ressusciter l’emblématique marque canadienne. Elle annonce désormais sur son site (consulté le 22 février 2022) qu’elle abandonne, rendant le futur de BlackBerry très incertain.

onward mobility blackberry
Le message d’Onward Mobility. // Source : Capture d’écran Onward Mobility, le 22 février 2022

Une dispute sur la marque ?

A priori, l’échec d’OnwardMobility est dû à BlackBerry. Selon le site Android Police, l’entreprise canadienne aurait tout fait pour bloquer le projet, alors qu’elle avait donné son accord en 2020. Son CEO John Chen ne souhaitait plus voir la marque BlackBerry associée à l’univers du smartphone. Le communiqué d’OnwardMobility, qui dit avoir renoncé au « développement d’un téléphone ultra sécurisé avec un clavier » semble confirmer ces indiscrétions. OnwardMobility ne semble pas avoir le droit de mentionner explicitement BlackBerry, ce qui affaiblit son projet. Un téléphone avec clavier a plus de chance de fonctionner s’il se base sur la nostalgie.

Étrangement, OnwardMobility ne compte pas tenter de faire autre chose. La filiale de Foxconn annonce sa fermeture totale et enterre au passage ce qu’il restait de BlackBerry. À moins d’une immense surprise, il semble que l’entreprise soit désormais un vestige du passé.