À quelques jours du CES 2021, LG a dévoilé une nouvelle technologie pour le marché de la télévision : QNED. Il s'agit d'une énième évolution du LCD, associant des milliers de LED pour un rétroéclairage plus fin.

Les acteurs du marché de la télévision ne savent plus quoi inventer pour justifier leur présence au CES. Dans un communiqué publié le 29 décembre, LG ajoute un nouveau terme au lexique déjà bien copieux de l’industrie : QNED. Derrière cette technologie se cache une énième évolution du LCD, basée sur un rétroéclairage associant des milliers de mini LED.

LG indique que son téléviseur QNED impliquera jusqu’à 30 000 LED, une caractéristique qui a pour but d’améliorer les contrastes. Elle permettra surtout d’obtenir des noirs plus profonds et de garantir des pics de luminosité plus importants. La firme coréenne évoque 2 500 zones de rétroéclairage contrôlées individuellement, ce qui offre une diffusion plus fine de la lumière. La gamme QNED comprendra dix modèles, répartis entre les définitions 4K et 8K. Les diagonales d’écran grimperont à 86 pouces au maximum.

Téléviseur TCL 8-Series // Source : TCL

Après l’OLED et le QLED, place au QNED

Contrairement à l’OLED, un téléviseur QNED n’est pas doté de pixels capables d’émettre leur propre lumière. De fait, une couche de rétroéclairage est ajoutée pour que l’image puisse être diffusée. Pour contrer cette limite des panneaux LCD, les constructeurs associent de plus en plus de LED, l’idéal étant d’arriver à une LED pour un pixel. Les mini LED des QNED, plus petites, permettent d’en associer encore plus. Avec 30 000 d’entre elles, on peut s’attendre à une qualité d’image inouïe. Considéré comme la Rolls-Royce du LCD, le ZD9 de Sony, lancé en 2016, grimpait à 2 000 diodes contrôlées individuellement. Avec quinze fois plus de LED, la technologie QNED de LG est prometteuse. Son principal concurrent est le TCL 8-Series, une référence QLED qui associe 25 000 LED et 1 000 zones de rétroéclairage.

À noter que LG continue de considérer l’OLED comme le pinacle de l’image au sein de son catalogue. Sur le papier, le QNED paraît pourtant taillé pour rivaliser sur la principale force de l’OLED (profondeur des noirs, zéro fuite de lumière), tout en assurant un pic de luminosité bien plus puissant (le défaut de l’OLED). Sans compter que le QNED dispose d’une couche de nanocristaux liquides pour, notamment, améliorer les couleurs. Pour les contenus HDR, le QNED devrait être meilleur que l’OLED.

Dernière preuve que le marché des téléviseurs peut être compliqué ? Le QNED n’a rien à voir avec le MicroLED, autre technologie prometteuse basée sur des pixels capables d’émettre leur propre lumière.

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