Huawei a revendu Honor à un consortium d'industriels chinois.

En France, Huawei avait énormément investi sur sa marque Honor, à tel point que les deux entités faisaient tout, dans leur communication, pour éviter qu’on les rapproche. Mais ce 17 novembre, cette association n’est plus qu’une stratégie commerciale : Huawei se sépare officiellement de Honor. Dans un communiqué lapidaire, le géant des technologies chinois a annoncé avoir vendu à Honor à Zhixin New Information Technology, un consortium de Shenzhen peu connu du grand public. Il opère vraisemblablement tout autant en tant qu’exportateur de produits chinois et comme industriel, possédant ses propres usines.

Que deviendra Honor ?

C’est d’ailleurs la seule information que l’on peut tirer du communiqué quant à l’avenir de Honor, qui sera visiblement une marque entièrement opérée par Zhixin : Huawei affirme qu’une fois la transaction complétée, la multinationale ne possèdera plus une seule part dans l’entreprise. Elle précise toutefois que la marque « centrée sur les jeunes  » et produisant des « smartphones d’entrée et de milieu de gamme  » est aujourd’hui encore puissante : elle vend plus de 70 millions de smartphones tous les ans.

Mais dans cette séquence trouble pour Huawei, qui évoque une « pression  » sur ses activités, notamment à cause des sanctions américaines, Honor n’a plus de place dans une stratégie globale. Il est aujourd’hui déjà difficile pour Huawei de commercialiser sa marque en dehors de Chine, n’ayant plus accès au Google Play Store et allant jusqu’à manquer de composants : vraisemblablement, le colosse des télécommunications chinois ne peut pas mener cette bataille sur plusieurs fronts.

Honor s’est lancé dans les TV // Source : Honor

Le 10 novembre pourtant, Honor a encore confirmé un smartphone pour la France : le Honor 10X Lite, vendu autour de 200 €, est un appareil « misant tout sur la batterie  », d’après nos confrères de Frandroid qui confirment dans la même actualité que les services Google ne sont pas préembarqués sur l’appareil. Alors qu’une recommandation d’achat pour l’un de ces smartphones était difficile depuis l’affaire Huawei aux États-Unis et ses répercussions en Europe, la situation devient complexe pour les acheteurs : impossible de prévoir comment Zhixin s’occupera de cette marque à long terme. Huawei avait une image de marque à soutenir, ce qui n’est pas le cas d’un industriel.

Reste qu’en 2020, le marché des smartphones s’est restructuré : que l’on souhaite acheter des marques chinoises (Xiaomi, Oppo, OnePlus…) ou que l’on souhaite piocher dans des gammes très fournies d’autres marques (Samsung, Apple, Google…), les options tarifaires n’ont jamais été aussi nombreuses. Même autour de 200 €.

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