Après avoir couvert Windows et Mac avec son nouveau service de sécurité contre les logiciels malveillants et les menaces informatiques, Microsoft l'annonce pour Linux.

Cela aurait été inimaginable il y a dix ou quinze ans. Mais nous sommes en 2020. Et en 2020, Microsoft a largement apaisé ses relations avec Linux. Il lui a libéré des dizaines de milliers de brevets, il a publié plusieurs anciens logiciels sous licence libre et il a même intégré un sous-système Linux dans Windows. Maintenant, il veut participer à sa défense contre des attaques informatiques.

L’entreprise américaine a annoncé le 23 juin que son service « Microsoft Defender ATP » (pour Advanced Threat Protection, ou protection contre les menaces avancées) est disponible pour certaines distributions Linux. Cette solution, autrefois appelée Windows Defender ATP, est compatible avec RHEL 7.2+,CentOS Linux 7.2+,Ubuntu 16 LTS, SLES 12+, Debian 9+ et Oracle Linux 7.2.

Microsoft Defender ATP Linux
Les instructions peuvent être indiquées en lignes de commande.

Une solution professionnelle et multi-plateforme

C’est à partir de 2019 que Microsoft a commencé à étendre son offre contre les attaques informatiques au-delà de l’environnement Windows — d’où le changement de nom du produit en cours de route, pour mieux refléter sa dimension transplateforme. L’entreprise américaine s’est d’abord concentrée sur Mac l’an passé, avant de passer à Linux cette année. Windows est concerné depuis 2016.

«  L’ajout de Linux à la sélection existante de plateformes supportées nativement par Microsoft Defender ATP marque un moment important pour tous nos clients », remarque le groupe. Désormais, son outil couvre toutes les plateformes que l’on trouve communément dans une entreprise, évitant ainsi des angles morts par lesquels des incidents pourraient survenir.

Microsoft Defender ATP est une solution qui s’adresse au monde professionnel. Elle mêle à la fois des outils de sécurité informatique classiques, comme un antivirus pour analyser les fichiers de l’ordinateur et traiter d’éventuels logiciels malveillants, mais aussi des moyens plus poussés, avec une analyse de l’activité des postes via le cloud de l’entreprise, pour y déceler par exemple des comportements inhabituels.

Microsoft précise qu’il s’agit pour l’instant d’un premier jet pour Linux. Si l’arrivée de l’outil était prévue et annoncée depuis quelques mois, l’entreprise prévoit un déploiement par étapes : des améliorations sont ainsi promises à court et moyen terme, même si la société assure que cette première version offre déjà de solides capacités de prévention contre les logiciels malveillants.

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