Plutôt que de demander une carte d'embarquement à ses passagers, Air France compte utiliser la reconnaissance faciale pour les identifier. À terme, le groupe espère mettre ce système en place partout aux États-Unis.

Comme la compagnie aérienne chinoise China Southern Airlines en 2017, l’alliance Air France-KLM veut utiliser la reconnaissance faciale pour identifier les passagers. Selon un article du Center for Aviation (via Engadget) publié le 11 juillet, le groupe compte tester cette technologie dans les aéroports John F. Kennedy (New York) et George Bush (Houston).

La compagnie aérienne n’a pas donné beaucoup d’informations concernant la phase d’expérimentation. Elle estime que 2 200 passagers par jour seront concernés par le système d’identification faciale, mais on ignore quand il sera mis en place et pour combien de temps.

À l’aéroport JFK, les passager de vols Air France n’auront plus besoin de cartes d’embarquement. // Source : Flickr/Doug Letterman

Les tests effectués dans les deux aéroports permettront à Air France-KLM de se rapprocher de son objectif : remplacer les cartes d’embarquement par les technologies de reconnaissance faciale. Pour Stéphane Ormand, vice-président de la division américaine de l’alliance, la mise en place d’un tel système « a le potentiel de rendre les trajets moins stressants et d’améliorer la sécurité des passagers. » Le groupe espère intégrer la reconnaissance faciale dans 93 % des aéroports des États-Unis d’ici la fin de l’année 2019, puis dans 100 % d’entre eux courant 2020.

Les problèmes de la reconnaissance faciale

Air France-KLM prend toutefois un risque en se reposant sur les technologies de reconnaissance faciale pour les embarquements. Leur usage peut d’abord poser un problème éthique : il y a déjà eu des cas d’abus liés à une mauvaise utilisation de ce genre de système. Le président de Microsoft, Brad Smith, avait d’ailleurs adressé une lettre au Congrès américain en 2018 expliquant que cette technologie « doit être régulée et que les corporations doivent prendre leur responsabilité à ce niveau. »

La fiabilité des appareils de reconnaissance faciale peut aussi être remise en cause. Comme l’ont souligné des chercheurs de l’université de Wessex, les systèmes utilisés par la police londonienne ont montré beaucoup de faiblesses et obtenu des résultats peu concluants. Dans ces conditions, difficile de savoir si Air France-KLM rend réellement service à ses passagers avec sa nouvelle méthode d’embarquement.

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