La Commission d’enrichissement de la langue française publie une nouvelle liste de termes officiels, dont certains concernent l'informatique et Internet.

Vous les avez peut-être déjà croisés au détour de vos pérégrinations sur le net ; mais sans avoir une idée précise de ce qu’ils signifient : « content curation », « native advertising », « paywall » ou encore « data journalism ». La bonne nouvelle, c’est qu’il existe désormais une traduction et une définition officielles de ces termes.

Au Journal officiel du 25 juin, la Commission d’enrichissement de la langue française a fait publier une nouvelle liste de mots francisés qu’il est recommandé de privilégier — en tout cas, au niveau des administrations.

Cette liste, signalée sur Twitter par Jérôme Rabenou, chargé de mission auprès de la haute fonctionnaire de défense et de sécurité du ministère de la Justice, est centrée sur l’édition, les médias et la mode. Cependant, une poignée des termes de cette liste est à cheval entre plusieurs domaines, notamment ceux de l’informatique et d’Internet.

Nouvelle fournée de mots traduits

Ainsi est-ce le cas du data journalism, ou journalisme de données en français. Cette activité « exploite et analyse un très grand nombre de documents, le plus souvent numériques », décrit la Commission. Par extension, ce qu’on nomme data journalist désigne la personne qui en a fait sa spécialité.

Autre terme qui touche aussi au numérique et qui est relativement transparent, le paywall. La définition officielle retient qu’il s’agit d’un « droit d’accès payant à certains contenus numériques ». Les paywalls sont fréquents dans la presse en ligne : ils sont par exemple en place sur Le Parisien, Les Échos, Libération ou encore L’Express. En français, il est proposé péage ou, en forme longue, péage de lecture numérique.

Native advertising. Allégorie. // Source : Baynham Goredema

Les deux mots suivants devraient en revanche être plus obscurs pour l’internaute lambda :

Le native advertising touche au secteur de la publicité en ligne. C’est un type d’affichage qui est intégré dans un site de telle façon qu’elle en adopte les codes. La Commission note aussi que cette publicité «  n’est pas toujours signalée comme telle ». Elle l’appelle au choix publicité caméléon ou publicité mimétique. Dans le langage courant, on parle plutôt de publicité native (ou contenus natifs).

Quant à  content curation, il s’agit d’édition de contenu, une « activité qui consiste à sélectionner, organiser et publier en ligne des documents textuels, iconographiques et audiovisuels sur un thème donné ». On peut voir ça par exemple dans le domaine de la musique en ligne, avec des listes de lecture faites sur mesure pour l’internaute, selon ses goûts.

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