Un ingénieur a mis au point un robot qui assiste les policiers durant un contrôle routier. Il servirait à assurer la sécurité des policiers, comme des conducteurs.

Imaginez que vous êtes en voiture, au volant. Tout à coup, vous faites l’objet d’un contrôle de police. Vous abaissez votre fenêtre et là, vous tombez nez à nez avec un… robot à casquette.

Cette scène pourrait bien se réaliser d’ici quelques années. L’entreprise californienne SRI International a publié le 1er mai une vidéo dans laquelle elle présente un robot policier, qui sait effectuer des contrôles de véhicules.

Un assistant pour les forces de l’ordre

Le robot est rattaché à une voiture de police, dans lequel un officier est présent. Grâce à une sorte de bras télescopique, il peut se glisser jusqu’à la fenêtre de la conductrice. Un écran permet au policier et à la conductrice de communiquer.

Le robot est aussi doté de divers appareils comme un capteur photo pour vérifier les papiers d’identité, une surface tactile pour pouvoir signer et une petite imprimante, qui délivre un compte-rendu du contrôle. Il n’est pas vraiment autonome : c’est en quelque sorte un assistant pour le policier, qui peut rester dans sa voiture et agir à travers lui.

Diminuer les violences durant les contrôles

Le dispositif peut sembler inutile ou « gadget » mais l’ingénieur qui l’a développé, Reuben Brewer, assure qu’il n’en est rien. Selon lui, cela améliorerait grandement la sécurité des policiers.

Ces derniers, est-il expliqué, ne prennent pas seulement des risques durant les courses-poursuite pour forcer un conducteur à s’arrêter. Ils peuvent aussi subir des violences de la part des conducteurs contrôlés… ou l’inverse. Ces dernières années aux États-Unis, plusieurs personnes noires ont ainsi été tuées par des officiers lors de ce qui devait être un banal contrôle.

Le robot, en route. // Source : Capture d’écran YouTube / SRI International

« Face à des interactions aussi dangereuses, explique l’ingénieur, peut-être qu’il est temps d’envoyer un robot (…) afin que personne ne puisse blesser ou être blessé. »

Il s’agit pour le moment d’un simple prototype. Reuben Brewer a d’abord travaillé dessus en indépendant dans son garage, avant que son idée soit repérée par une entreprise, qui finance aujourd’hui ses travaux. « Ce n’est qu’une solution partielle, dit-il à propos de la violence lors des contrôles de police, mais j’espère qu’un jour cela sauvera des vies. »

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