Cydia, l'alternative illégale la plus célèbre à l'App Store, pourrait disparaître. Son concepteur a fait part ses états d'âme concernant le projet et les soucis qu'il lui cause.

Les jours de Cydia sont peut-être comptés. Dans un message paru sur Reddit le jeudi 13 décembre, le gérant de la plateforme a laissé entendre que son service — qui est une boutique d’applications alternative à l’App Store, très prisée par les personnes ayant débridé (« jailbreaké ») leur iPhone, soit de moins en moins de monde — pourrait peut-être tirer sa révérence une bonne fois pour toutes.

« La réalité, c’est que je voulais tout simplement fermer complètement le Cydia Store avant la fin de l’année », écrit Jay Freeman, alias Saurik. Plus spécifiquement, c’est la partie payante de Cydia qui tire sa révérence : une fermeture précipitée à la suite de la découverte d’un bug affectant une toute petite minorité de mobinautes, et en lien avec les jetons électroniques d’autorisation de PayPal.

L’iPhone XR et l’iPhone XS. // Source : Numrama

C’est ce souci qui a poussé Saurik à accélérer la fermeture des paiements avec Cydia. En outre, ce service lui posait de toute façon des problèmes, qu’ils soient d’ordre financier (« ce service me fait perdre de l’argent »), liés à la motivation (« ce n’est pas quelque chose que j’ai la passion d’entretenir ») ou de stress (« cela a coûté très cher à ma santé mentale »).

Pourtant, rappelle-t-il, ce mécanisme était « une composante essentielle d’un écosystème sain, et pendant un certain temps il a aidé à financer un petit nombre de personnes pour maintenir l’écosystème  ». Mais cela n’a pas plu à tout le monde. D’après lui, cela « a conduit beaucoup de gens à me détester irrationnellement à cause d’une incompréhension de la relation qui existe entre profits et revenus ».

Le crépuscule de Cydia ?

Pour l’heure, il n’est pas question de fermer complètement Cydia, mais le ton de son propos ne laisse pas présager un avenir brillant pour la plateforme. L’intéressé rappelle en effet que malgré la fermeture de la partie payante, le service continue de lui coûter de l’argent. Il explique ainsi :

« Fermer [cette partie] n’atténue pas vraiment la majorité de mes coûts en ce moment, ce qui implique que plusieurs téraoctets de bande passante par mois continuent d’être dépensés pour héberger les dépôts d’archives dont j’ai pris la responsabilité ; heureusement, je gagne actuellement suffisamment d’argent grâce à mon nouveau travail pour couvrir ces coûts ».

L’avenir de Cydia doit être évoqué dans les prochains jours, lorsque Jay Freeman publiera d’ici le 23 décembre un billet plus formel sur le sujet.

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