Un smartphone pliable sera commercialisé demain en Chine. Si cher et si mal fini qu'il ressemble à un prototype.

Le « Preum’s », ce n’est pas que dans les commentaires sur les réseaux sociaux. C’est aussi une petite guéguerre que se livrent les géants de la tech. Et au jeu de qui aura un gadget en premier, il faut reconnaître que les marques chinoises tiennent la dragée haute. Premier capteur d’empreinte sous l’écran (qu’importe s’il marchait mal). Premier appareil photo avant rétractable (qu’importe si cela ajoute une complexité mécanique fragile et difficile à gérer). Et aujourd’hui, premier smartphone pliable (et on ne sait toujours pas à quoi cela sert).

Pour ce dernier fait d’armes, il faut reconnaître tout de même que la marque Rouyu Technology vole la vedette à de gros constructeurs. L’arlésienne smartphone pliable, qui court depuis des années dans la tech, était l’un des projets phares de Samsung, rattrapé il y a peu par quelques-uns de ses concurrents. Avec son FlexPai, la marque chinoise commercialisera donc dès le 1er novembre un smartphone équipé d’un écran de 7,8 pouces qui se replie sur lui-même. Déplié, l’appareil fait un peu de 8mm d’épaisseur, ce qui est somme toute plutôt gros.

Comme le remarquent nos confrères de FrAndroid, le produit prêt à être vendu pour une belle somme (à partir de 1 140 €) ressemble à un prototype sorti d’usine, avec ses airs de tablette tactile repensée à la va-vite. L’enroulement de l’écran n’est pas optimal, créant une grosse surface courbe inutile sur le côté droit de l’appareil. Pire : l’interface n’a pas l’air du tout adaptée au matériel.

C’est exactement ce que souhaitent éviter les constructeurs qui se lancent dans cette aventure en proposant une expérience véritablement conçue pour un écran pliable. Et c’est tout à leur honneur : on n’imagine pas aujourd’hui un système d’exploitation qui, tel quel, pourrait s’adapter à un écran du genre. Mais c’est indéniable : Rouyu Technology a créé un effet d’annonce qui pourrait lui être bénéfique. Même s’il ne convainc personne, le constructeur pourra toujours annoncer qu’il a été le premier à lancer un appareil commercial sous ce format. Probablement pas le premier à le démocratiser.

Partager sur les réseaux sociaux