L'IIHS (Insurance Institute for Highway Safety) s'est intéressé à l'Autopilote des Tesla. L'organisme indépendant confirme les dires du constructeur quant à la sécurité de la technologie.

Tesla répète à l’envi qu’il y aurait moins d’accidents si toutes les voitures étaient équipées de sa technologie Autopilote. L’organisme indépendant Insurance Institute for Highway Safety (IIHS), qui travaille sur la réduction des dégâts humains et matériels causés par les crashs routiers, a voulu obtenir des chiffres pour en savoir plus.

D’après le graphique partagé par Electrek le 7 août 2018, l’Autopilote ne semble pas avoir un réel impact sur le nombre de collisions — alors que Tesla vante une diminution de 40 %. En revanche, on constate bel et bien une baisse du côté des dégâts matériels (- 11 %) et surtout humains (- 21 %). On peut dès lors en conclure que la super assistance de Tesla serait plus sécurisée qu’une conduite standard en matière de manœuvres d’évitement.

Chiffres Autopilote // Source : Electrek

Avec et sans Autopilote

Pour parvenir à ces résultats, l’IIHS a comparé les déclarations effectuées auprès des assurances entre des Model S de 2012-2014 (sans Autopilote) et de 2014-2016 (avec la version 1 de l’Autopilote). L’échantillon, s’il donne une indication, n’est pas représentatif de la situation actuelle, Tesla ayant apporté de nombreuses évolutions à sa technologie depuis 2016.

D’ailleurs, Matt Moore, vice-président de Highway Loss Data Institute, partenaire de IIHS, ne s’en cache pas, « Pour avoir une meilleure photographie de la manière dont l’Autopilote affecte les réclamations, il nous faudrait plus de données sur le nombre de voitures Tesla équipées et la fréquence d’utilisation. La baisse des réclamations liées à des dégâts matériels et des blessures associée à la version 1 de l’Autopilote est en phase avec les résultats obtenus avec des dispositifs conçus par d’autres constructeurs. » 

En théorie, Tesla devrait davantage communiquer sur la sécurité tant vantée de son Autopilote, qui passera en V3 en 2019. C’est du moins ce que clamait, en mai dernier, un Elon Musk passablement énervé par le traitement médiatique des accidents impliquant des voitures semi-autonomes. On attend toujours.

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