Nvidia a eu la préférence de Daimler et Bosch, qui travaillent sur la conduite autonome.

En avril 2017, Bosch et Daimler ont annoncé qu’ils travaillaient ensemble sur la conduite autonome, avec l’objectif de commencer à produire des voitures capables de rouler seules au début de la prochaine décennie. Cette semaine, à l’occasion d’une conférence téléphonique à laquelle Numerama a assisté, Nvidia a annoncé qu’il rejoignait le consortium.

Nvidia fournira son expertise en matière d’intelligence artificielle et c’est donc la plateforme Drive Pegasus qu’utiliseront Bosch et Daimler pour donner naissance à des véhicules autonomes susceptibles de s’y retrouver dans des rues bondées de trafic.

Nvidia

Ordinateur complexe

Bosch ne s’y trompe pas quand il affirme que « les voitures autonomes sont des ordinateurs complexes. » Et c’est sans doute la raison qui ont poussé Daimler et lui à se tourner vers les solutions de Nvidia sur un segment où il y a encore beaucoup à faire et récemment paralysé par des accidents tragiques successifs. Suite au crash lié à Uber, Nvidia avait d’ailleurs décidé de geler ses propres tests.

Aujourd’hui, le constructeur, revendiquant quelque 370 partenaires dans le domaine, se dit « ravi » de travailler avec Daimler et Bosch. Le trio entend donner naissance à une plateforme sécurisée et capable d’avaler des algorithmes à n’en plus finir.

En mars dernier, durant l’édition 2018 de sa GPU Technology Conference (GTC), Nvidia avait présenté plusieurs avancées articulées autour de la conduite autonome : le serveur DGX-2, dont la puissance de calcul est inouïe, ou encore la plateforme de simulation Drive Constellation, permettant de tester un nombre incalculable de scénarios. À cet effet, Drive Pegasus est chargé d’analyser les données simulées comme si elles provenaient de vrais capteurs pour enrichir les algorithmes servant aux véhicules.

Concrètement, Drive Pegasus compilera « les algorithmes de conduite générés par Bosch et Daimler via la méthode du machine learning. » On parle de plusieurs milliards d’opérations à la seconde. 

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