Deux utilisateurs de MacBook Pro équipés d'un clavier « papillon » ont déposé un recours collectif auprès d'un tribunal de Californie. Ils réclament des dédommagements pour tous ceux ayant été forcés de passer par le SAV.

Il y a quelques jours, des utilisateurs de MacBook Pro se sont réunis derrière une pétition demandant à Apple de revoir sa copie vis-à-vis des claviers « papillon », jugés trop fragiles et très coûteux à remplacer. Ils réclament un remplacement gratuit pour tous les utilisateurs victimes de cette promesse non tenue.

Mais deux d’entre eux ont décidé d’aller un peu plus loin et d’alerter Apple avec un recours collectif (class action) déposé auprès d’un tribunal de Californie le 11 mai 2018. Kyle Barbaro et Zixua Rao, deux propriétaires malheureux, accusent la firme de Cupertino de vendre des MacBook avec des touches défaillantes.

L’effet papillon

« Avec notre mécanisme papillon de deuxième génération, les touches du clavier sont quatre fois plus stables qu’avec un mécanisme ciseau classique, pour plus de confort et de réactivité », affirme pourtant Apple. Or, sa nouvelle technologie est très sensible à la poussière malgré, en théorie, une conception censée éviter ce désagrément. Dans leur plainte, Kyle Barbaro et Zixua Rao mentionnent leur propre expérience, à savoir un clavier rapidement défectueux, réclamant une somme importante pour le remplacer et, même, dans l’un des cas, une solution fournie uniquement temporaire (traductions : les réparations sont compliquées si elles sont possibles).

Entre la pétition et cette class action, le clavier « papillon » d’Apple vit une bien mauvaise passe. Il faut dire que, nonobstant son confort d’utilisation, les plaintes s’accumulent à son sujet et pointent vers un vrai souci de design. D’après une enquête d’AppleInsider publiée le 30 avril 2018, le clavier du MacBook Pro 2016 tombe deux fois plus en panne que ceux des anciens modèles (sans le mécanisme qui fait tant jaser). Un défaut né depuis le MacBook, ayant introduit ce clavier « papillon » lors de son lancement en 2015.

Les victimes réclament des dédommagements, incluant le remboursement des achats d’un nouveau PC et le remplacement gratuit des claviers ne fonctionnant plus. 

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