Toyota avait interrompu ses tests de conduite autonome après l'accident mortel impliquant un véhicule Uber. La firme nippone a annoncé qu'elle allait les reprendre.

Après l’accident mortel ayant coûté la vie à une femme, percutée par un véhicule autonome de test Uber, Toyota avait pris la décision de stopper, temporairement, son propre programme. À l’époque, il appuyait son choix légitime par « une conséquence émotionnelle sur [ses] pilotes de test. » Aujourd’hui, il s’est visiblement écoulé assez de temps pour que le constructeur remette le pied à l’étrier, comme l’a confirmé un porte-parole dans les colonnes de Mashable. Dans un communiqué, Toyota a également officialisé l’ouverture d’un complexe de test de soixante hectares dans le Michigan.

Toyota se remet en route

Le lieu ainsi annoncé servira de terrain d’expérimentation pour des « situations extrêmes  », comprenez trop dangereuses pour être reproduites sur des routes publiques. « En construisant une piste pour nous-même, nous pouvons l’articuler autour de nos besoins de test et avancer plus rapidement », explique Ryan Eustice, vice-président de la conduite autonome. Plus concrètement, Toyota y installera plusieurs environnements fictifs, mais proches de la réalité : des décors urbains congestionnés, des zones détrempées et une portion à quatre voies rapides avec une entrée et une sortie à haute vitesse. 

Grâce à ce complexe, Toyota peut donc emmagasiner un maximum de données tout en minimisant les risques. Une aubaine pour la firme japonaise, très impliquée dans le développement de ces technologies de la mobilité future. En parallèle, des véhicules fouleront des routes du Michigan et de Californie avec les précautions de circonstance, l’idée étant d’éviter de revivre un drame qui fera les gros titres.

Partager sur les réseaux sociaux