Google a pris la décision de fermer l'accès de sa plateforme d'applications, le Chrome Web Store, aux extensions Chrome qui minent de la crypto-monnaie sans le dire clairement aux internautes.

Si les principales crypto-monnaies ont connu un effondrement spectaculaire de leur cours depuis le début de l’année, leur attrait ne paraît pas faiblir. En tout cas, la baisse de leur valeur n’a pas encore mis un terme à des pratiques détestables, à commencer par ces scripts et extensions pour navigateur qui utilisent les ressources du PC d’un usager, sans son accord, pour générer discrètement de la crypto-monnaie.

Aussi Google a-t-il pris une décision radicale : les modules complémentaires pour Chrome, son navigateur web, n’ont plus le droit de figurer sur sa plateforme de téléchargement, le Chrome Web Store. Ce sujet préoccupait le géant du web depuis l’automne dernier, comme les navigateurs concurrents d’ailleurs, à l’image d’Opera qui a pris des mesures pour protéger sa communauté.

Depuis le 2 avril, « le Chrome Web Store n’accepte plus les extensions qui minent de la crypto-monnaie. Les extensions existantes seront retirées de la boutique en ligne à la fin du mois de juin. Les extensions relatives à la chaîne de blocs et étrangères au minage continueront d’être autorisées sur la plateforme », détaille la firme de Mountain View.

« Jusqu’à présent, la politique du Chrome Web Store a permis le minage de devises électroniques via les extensions à partir du moment où il s’agissait de leur unique but et que l’utilisateur était correctement informé du comportement de cette exploitation  », rappelle l’entreprise américaine. Hélas, il s’avère que rares ont été ceux à jouer franc-jeu

« Environ 90 % de toutes les extensions avec des scripts de minage que les développeurs ont tenté de téléverser sur le Chrome Web Store n’ont pas respecté ces règles et ont été soit rejetées, soit retirées du magasin », ajoute-t-elle. Il reste certes possible d’installer une extension provenant d’une plateforme tierce, comme le site web d’un développeur, mais c’est à ses risques et périls.

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