Une université du Pays de Galles s’est associé à un programme visant à lutter contre la propagation de la malaria au Zanzibar. Des drones sont déployés sur plusieurs zones afin de cartographier les lieux où se concentrent les moustiques propagateurs de la maladie.

Le potentiel des drones pour répondre à des besoins médicaux fait régulièrement l’objet d’expérimentations. Récemment, un aéronef équipé d’échantillons de sang humain a notamment traversé le désert en Arizona lors d’un vol record de 260 km.

Dans l’archipel du Zanzibar, en Tanzanie, l’usage des drones est également envisagé dans une perspective médicale. Leur déploiement doit servir à lutter contre la malaria (ou paludisme), maladie infectieuse notamment propagée par certaines espèces de moustiques.

Andy Hardy, docteur au sein du département de géographie et de sciences humaines de l’Université d’Aberystwyth (Pays de Galles), mise sur les drones pour cartographier les plans d’eau, au sein desquels des moustiques représentant un risque viennent se reproduire.

20 minutes pour couvrir 30 hectares

L’université prend ainsi part au Zanzibar Malaria Elimination Programme (ZAMEP), avec l’objectif d’envoyer des drones explorer les zones propices au développement de la malaria.

« En vingt minutes, un seul drone peut arpenter une rizière de trente hectares [ndlr : soit 300 000 m²]. Cette imagerie peut être traitée et analysée l’après-midi même afin de localiser et de cartographie les plans d’eau », fait observer le chercheur.

L’initiative mobilise des drones Phantom 3 de DJI, sur plusieurs zones de test au Zanzibar. Le soutien apporté par l’Innovation Vector Control Consortium (IVCC) au projet doit désormais permettre de nouveaux développements.

Les images capturées par les drones visibles depuis des smartphones

Ainsi, les images récupérées par les drones devraient être consultables sur des smartphones, afin de guider les équipes chargées de traiter les zones dangereuses à l’aide de larvicides. En intégrant les images capturées par les drones, les smartphones devraient aider les intervenants à suivre le déroulé des opérations.

Outre la cartographie des lieux, une autre perspective est envisagée : celle de diffuser les larvicides directement depuis les aéronefs, sur les zones à risque préalablement repérées.

Source : Numerama

Vous avez lu 0 articles sur Numerama ce mois-ci

Il y a une bonne raison de ne pas s'abonner à

Tout le monde n'a pas les moyens de payer pour l'information.
C'est pourquoi nous maintenons notre journalisme ouvert à tous.

Mais si vous le pouvez,
voici trois bonnes raisons de soutenir notre travail :

  • 1 Numerama+ contribue à offrir une expérience gratuite à tous les lecteurs de Numerama.
  • 2 Vous profiterez d'une lecture sans publicité, de nombreuses fonctions avancées de lecture et des contenus exclusifs.
  • 3 Aider Numerama dans sa mission : comprendre le présent pour anticiper l'avenir.

Si vous croyez en un web gratuit et à une information de qualité accessible au plus grand nombre, rejoignez Numerama+.

S'abonner à Numerama+

Vous voulez tout savoir sur la mobilité de demain, des voitures électriques aux VAE ? Abonnez-vous dès maintenant à notre newsletter Watt Else !