Commercialisé à partir de 1 469 euros, le Samsung Galaxy S26 Ultra est sans le moindre doute un des smartphones les plus polyvalents du marché. La grande nouveauté de cette nouvelle génération est l’écran Privacy Display, à mi-chemin entre une révolution technologique et un gadget à l’usage encore inconnu. Samsung est-il toujours au sommet du marché des smartphones Android en 2026 ?

Quand on parle des meilleurs smartphones du moment, le dernier « Galaxy S Ultra » arrive souvent en tête des suggestions. Samsung, depuis 2020, propose avec cette gamme des appareils parmi les plus complets du marché. Numerama a toujours été un grand fan des S Ultra : nous avions même attribué un rare 10 sur 10 au Galaxy S23 Ultra. Samsung concentre le meilleur de son savoir-faire dans ces produits : l’écran, l’autonomie et l’appareil photo sont toujours excellents.

Depuis le S23 Ultra, la gamme a peu évolué. Samsung sait qu’il tient une bonne formule et se contente d’améliorer légèrement son smartphone lors de chaque révision. Le successeur des S24 Ultra et S25 Ultra est-il au rendez-vous ? On attendait beaucoup du Galaxy S26 Ultra et de son Privacy Display, qui n’ont pas cessé d’alimenter les rumeurs ces derniers mois. Numerama a testé le S26 Ultra pendant un mois : voici notre verdict.

Le test du Samsung Galaxy S26 Ultra en vidéo

Privacy Display : la prouesse technique qui sera encore meilleure l’année prochaine

Avec le Galaxy S26 Ultra, Samsung joue la carte du « Privacy Display » (ou Affichage confidentiel). La technologie est sur le papier révolutionnaire : contrairement à un smartphone classique qui diffuse sa lumière à 180°, les pixels du S26 Ultra sont capables de bloquer la direction de la lumière pour ne créer qu’un faisceau dirigé vers l’utilisateur. Le résultat ? Vous voyez votre écran parfaitement, mais votre voisin de métro ne voit qu’une dalle noire (ou grise, en réalité).

Avant l'activation du Privacy Display, qui prend la forme d'un réglage dans le centre de contrôle.
Avant l’activation du Privacy Display, qui prend la forme d’un réglage dans le centre de contrôle. // Source : Numerama

La même chose qu’un film plastique à 10 euros ? La comparaison revient souvent, mais n’a aucun sens.

Ce que propose Samsung est clairement au-dessus : le Privacy Display est désactivable sur demande, ne détériore pas en permanence la qualité d’image et peut cibler seulement un bout de l’écran, pour ne cacher qu’une notification par exemple. Samsung a même prévu plusieurs options intéressantes pour l’activer automatiquement dans certaines apps, mais pas toutes. L’innovation est vraiment impressionnante : quand on prend le S26 Ultra pour la première fois, on passe son temps à l’activer et à la désactiver.

Le Privacy Display activé : on ne voit rien sur le côté.
Le Privacy Display activé : on ne voit rien sur le côté. // Source : Numerama

Si le Privacy Display est en apparence génial, nos quatre semaines avec le téléphone nous ont vite fait réaliser qu’il s’agissait d’une technologie de première génération.

Exemple : durant notre test, nous avons réalisé qu’il était difficile de prendre une photo avec le Privacy Display activé, l’écran est illisible si on lève le bras en l’air. La qualité d’affichage est aussi moins bonne quand on l’active : pour bloquer le sens de la lumière, Google désactive des pixels et détériore le contraste et la colorimétrie. On finit par ne le laisser que pour les notifications : le Privacy Display est une fonction que l’on passe son temps à activer et désactiver. On manque aussi de réglages pour l’activer automatiquement : pourquoi ne pas le déclencher par défaut dans les transports, mais le désactiver une fois rentré à la maison ? Il faudra certainement une Gen 2, ou une Gen 3, pour que la technologie soit à la hauteur de la présentation marketing.

Le Samsung Galaxy S26 Ultra dispose d'un écran somptueux avec peu de bordures.
Le Samsung Galaxy S26 Ultra dispose d’un écran somptueux avec peu de bordures. // Source : Numerama

Pour le reste, l’écran OLED de 6,9 pouces est juste somptueux. C’est la plus belle dalle du marché, avec une luminosité record et des bordures si fines qu’on a l’impression de tenir une feuille de verre. Attention toutefois : il faut aimer les grands téléphones. Samsung ne propose toujours pas de « petit » Ultra, contrairement à Apple qui décline son modèle Pro en deux tailles (6,3 et 6,9 pouces). À noter également une petite alerte technique : Samsung est repassé sur une dalle 8-bit au lieu de 10-bit, ce qui signifie que moins de couleurs sont supportées. La différence est invisible à l’œil nu, mais on ne comprend pas à quoi joue Samsung ici : la marque habitue ses clients aux meilleurs composants depuis des années.

Les petites améliorations du Galaxy S26 Ultra 

Le S26 Ultra apporte son lot de changements matériels, mais ne tente pas de réinventer la roue comme Samsung a pu le faire par le passé.

Parmi les changements notables, il y a le retour de l’aluminium après deux ans de titane. Samsung nous donne ici la triste impression de suivre Apple : les Galaxy ont adopté le titane en même temps que les iPhone et l’abandonnent en même temps que les iPhone. C’est dommage, alors que Samsung ne souffrait pas des mêmes problèmes de chauffe que son rival californien.

Le design du S26 Ultra s’arrondit aussi légèrement : tout dépend ici de vos préférences (on aime pour notre part). Mais cela crée un défaut de conception agaçant : l’entrée du stylet S-Pen n’est plus symétrique. On se trompe de sens un peu trop souvent et il faut prendre le réflexe de vérifier avant de l’insérer. Débat parallèle : avec l’abandon du S-Pen Bluetooth, n’est-il pas venu le temps d’abandonner le S-Pen pour augmenter la taille de la batterie ,

Le dos du Samsung Galaxy S26 Ultra.
Le dos du Samsung Galaxy S26 Ultra. // Source : Numerama

Côté recharge, Samsung fait enfin un gros pas en avant. La « charge rapide 3.0 » du Coréen supporte officiellement 60W même si nos mesures sur une base Anker plafonnent plutôt autour des 52-53W.

Cela reste un vrai progrès : on récupère 80 % de batterie en 30 minutes environ. La recharge complète prend dorénavant 45 minutes, quand il faut encore 1h25 sur un iPhone 17 Pro Max.

Les courbes de recharge de l'iPhone 17 Pro Max et du Samsung Galaxy S26 Ultra.
Les courbes de recharge de l’iPhone 17 Pro Max et du Samsung Galaxy S26 Ultra. // Source : Numerama

Le reste des nouveautés peine à nous impressionner, avec même quelques régressions. L’écran anti-reflets est moins bon que sur les deux précédents générations, la super-stabilisation qui permet de filmer en faisant tourner le téléphone sur lui-même est un exploit technique, mais ne sert à rien au quotidien… Acheter un S24 Ultra ou un S25 Ultra ne devrait pas tant que ça vous impacter.

Sur l’IA, Samsung reste fidèle à sa (bonne) stratégie d’agrégateur. Au lieu de tout développer en interne, Samsung intègre le meilleur de Google ou Perplexity. La retouche photo vocale (on dicte « ajoute un arc-en-ciel ») est géniale pour le grand public : elle rend Google Nano Banana accessible au plus grand nombre. Avec la puissance du Snapdragon 8 Gen 5, le potentiel pour l’IA locale est énorme, mais rien n’est vraiment prêt aujourd’hui. N’achetez pas le S26 Ultra juste pour ses fonctions IA, qui nécessitent souvent d’utiliser le clavier Samsung et les apps Samsung.

Samsung devrait se méfier de la concurrence : le S26 Ultra se fait rattraper

La comparaison risque de blesser les fans historiques de Samsung : sur certains aspects, le Coréen nous donne l’impression de devenir le « Apple d’Android ». La course aux caractéristiques est finie : Samsung se contente d’améliorer une recette qui marche. Mais l’ADN de la marque a toujours consisté à repousser les limites et à tenter des choses : le Privacy Display ne doit pas être son seul héritage.

À quelques centaines de kilomètres des bureaux coréens de Samsung, en Chine, des constructeurs comme Xiaomi, Honor ou Oppo intègrent des batteries en silicium-carbone de 6 000, 7 000 voire 10 000 mAh, quand Samsung stagne à 5 000 mAh avec du lithium-ion. Certes, l’autonomie du S26 Ultra est exemplaire (on tient facilement deux jours), mais la concurrence monte progressivement à trois ou quatre jours. Samsung n’a aussi plus rien tenté en photo depuis 3-4 ans : c’est la Chine qui intègre des capteurs 1 pouce, des zooms modulaires et repousse les limites de la physique.

L'appareil photo du S26 Ultra.
L’appareil photo du S26 Ultra. // Source : Numerama

Autre fonction absente du S26 Ultra : la recharge magnétique Qi2, l’équivalent du MagSafe d’Apple ou du Pixelsnap de Google. Samsung se prive d’un écosystème d’accessoires de plus en plus répandu et force à acheter une coque compatible pour profiter du Qi2 : on attend mieux du numéro 1 du smartphone. Qui plus est avec son smartphone vedette.

Photo et vidéo : le roi de la polyvalence, mais plus forcément le meilleur

Évidemment, l’appareil photo du Galaxy S26 Ultra reste une valeur sûre. C’est le smartphone que l’on recommande à quiconque veut pouvoir tout faire facilement : le S26 Ultra a un ultra grand-angle, un capteur 200 Mpix en vue principale, un téléobjectif x3 et un téléobjectif x5 capable de monter jusqu’à x100 en numérique, pour des résultats moyens mais corrects.

On se demande néanmoins pourquoi Samsung ne renouvelle pas sa formule : un zoom x3 avec un petit capteur de 10 Mpx est devenu inutile quand un zoom numérique dans le capteur principal de 200 Mpx fait aussi bien, sinon mieux. Pourquoi ne pas proposer un zoom qui va encore plus loin comme par le passé ? Ou retenter des objectifs variables ?

Le capteur de 200 Mpix du S26 Ultra, qui prend des photos de 12 Mpix par défaut, prend de très belles images. On peut le configurer sur 50 ou 200 Mpix, mais les images prennent plus de place.
Le capteur de 200 Mpix du S26 Ultra, qui prend des photos de 12 Mpix par défaut, prend de très belles images. On peut le configurer sur 50 ou 200 Mpix, mais les images prennent plus de place. // Source : Numerama
Le Galaxy S26 Ultra n'est plus le meilleur de nuit (son capteur n'est pas le plus grand), mais s'en sort très bien dans les configurations obscures.
Le Galaxy S26 Ultra n’est plus le meilleur de nuit (son capteur n’est pas le plus grand), mais s’en sort très bien dans les configurations obscures. // Source : Numerama
Les quatre focales du Samsung Galaxy S26 Ultra : sans surprise, le zoom x3 est le maillon faible. Les détails ne sont pas au rendez-vous.
Les quatre focales du Samsung Galaxy S26 Ultra : sans surprise, le zoom x3 est le maillon faible. Les détails ne sont pas au rendez-vous. // Source : Numerama

Pendant longtemps, Samsung dominait facilement sur le terrain de la photo par rapport à ses rivaux, dont l’iPhone. Aujourd’hui, un iPhone 17 Pro n’a pas grand-chose à envier à un Galaxy S26 Ultra. Les constructeurs chinois, comme Xiaomi avec son Xiaomi 17 Ultra, sont même au-dessus. Heureusement pour Samsung, le S26 Ultra reste une merveille de polyvalence.

Le verdict

Sans surprise, le Samsung Galaxy S26 Ultra est un excellent smartphone, peut-être même le plus complet pour les fans d’Android en 2026. Son autonomie frôle les 48 heures, son écran de 6,9 pouces est aussi splendide que bord à bord, son quadruple module caméra offre une grande polyvalence et les performances sont au rendez-vous. On vous recommande le S26 Ultra, même si l’absence de nouveautés majeures nous encourage à vous suggérer les S25 Ultra ou S24 Ultra sortis précédemment. Ce qui nous dérange avec ce S26 Ultra est l’absence de grands changements majeurs. Pendant que la concurrence chinoise passe aux batteries silicium-carbone, innove sur les capteurs photo géants et que le standard Qi2 s’impose partout, Samsung semble ronronner. Le Privacy Display est impressionnant, mais n’est pas une raison d’acheter cet appareil plutôt qu’un autre selon nous. Espérons qu’on arrive à la fin d’un cycle et que Samsung prépare de grosses innovations pour la suite.

Où trouver le Samsung Galaxy S26 Ultra au meilleur prix ?

Samsung commercialise son Galaxy S26 Ultra à partir de 1 469 euros avec 256 Go de stockage :

Et si vous cherchez le S25 Ultra de l’année dernière, voici les meilleures offres :

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