L’accord entre OpenAI et le Département américain de la Guerre provoque un tollé contre le créateur de ChatGPT. Plusieurs internautes suggèrent de remplacer ChatGPT par Claude, même si la plupart d’entre eux semblent ne pas réellement comprendre ce qu’il se passe.

« Ils ont vendu l’appli à l’armée américaine pour écouter les consommateurs, en gros, si j’ai bien compris la conversation des invités aujourd’hui mdrr » : ce tweet, vu 600 000 fois entre le 1er mars et le 2 mars 2026 à 12h, résume parfaitement la confusion qui règne autour de ChatGPT.

Le service d’intelligence artificielle, en France comme ailleurs, est sous le feu des critiques après l’accord signé entre OpenAI et le Département de la Guerre des États-Unis. Beaucoup y voient un signal pour quitter ChatGPT, mais la confusion et le complotisme se répandent aussi massivement sur les réseaux sociaux. Que se passe-t-il vraiment ?

OpenAI a passé un accord avec la Défense américaine, alors qu’Anthropic a refusé

À la fin du mois de février, Anthropic, le créateur de Claude AI, a tenu tête aux autorités américaines qui souhaitaient utiliser ses modèles pour de l’espionnage et du contrôle d’armes autonomes. Le Pentagone, qui avait pourtant accepté les conditions d’Anthropic en 2025 pour 200 millions de dollars, a tenté de mettre la pression sur l’entreprise pour la faire renoncer à des clauses sur l’utilisation des IA.

L’épisode s’est conclu le 28 février par un tweet de Donald Trump :  « J’ordonne à TOUTES les agences fédérales du gouvernement américain de CESSER IMMÉDIATEMENT toute utilisation de la technologie d’Anthropic. Nous n’en avons pas besoin, nous n’en voulons pas, et nous ne travaillerons plus jamais avec eux. »

Quel rapport avec OpenAI ? L’entreprise de Sam Altman, ennemie jurée d’Anthropic, n’a pas tardé à se jeter sur l’occasion.

Le créateur de ChatGPT a annoncé qu’il allait récupérer le contrat abandonné par Anthropic… mais promet avoir obtenu un accord écrit pour que son modèle ne serve pas à la surveillance de masse domestique ou n’alimente des armes. Difficile d’y voir clair : pourquoi le Pentagone dit-il oui à OpenAI, mais non à Anthropic ? Il se pourrait que la dispute publique avec Anthropic l’ait conduit à mettre fin au contrat prématurément, tandis qu’OpenAI apporte peut-être d’autres garanties ?

Faut-il quitter ChatGPT et aller sur Claude, Gemini ou Mistral ?

Si Sam Altman dit vrai, ChatGPT ne cède pas aux caprices de l’administration américaine. Et même s’il ment, présumer qu’OpenAI va « écouter les consommateurs » pour le gouvernement américain est faux : on parle de la création de modèles dédiés au monde militaire, pas de l’utilisation des conversations personnelles pour nous espionner.

Éthiquement, il est en revanche compréhensible de vouloir quitter ChatGPT. Voir OpenAI se jeter sur un contrat et cracher sur Anthropic et sa résistance peut surprendre : l’entreprise ne renvoie pas une belle image. Il faut toutefois éviter de céder au complotisme : non, OpenAI n’a pas signé un contrat pour vendre nos données.

Face à la polémique, de plus en plus d’internautes disent envisager de quitter ChatGPT, même s’il est probable que l’impact soit minime pour le service au presque milliard d’utilisateurs. Les alternatives sont nombreuses, à commencer par Claude AI (Anthropic), Gemini (Google) ou le français Le Chat (Mistral AI).

Anthropic s’en amuse d’ailleurs : l’entreprise a lancé une campagne promotionnelle pour expliquer aux utilisateurs de ChatGPT comment transférer leur « mémoire » dans Claude. La guerre des IA continue : Claude va-t-il récupérer des abonnés de ChatGPT grâce à sa résistance à la pression du Pentagone ?

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