Une partie du public a sans doute accueilli ses propos avec soulagement.
Lors d’une visioconférence organisée le 26 mai 2026 par la Commonwealth Bank of Australia (CBA), Sam Altman a reconnu que les effets de l’IA sur l’emploi s’étaient révélés, à ce stade, moins brutaux qu’il ne l’anticipait.
« Je suis ravi de m’être trompé à ce sujet. Je pensais que les emplois cols blancs d’entrée de gamme auraient davantage été éliminés à l’heure qu’il est », a expliqué le patron d’OpenAI.


Cause de ce revirement ? Une réalité du travail plus résistante que prévu, où la « composante humaine » s’est avérée impossible à remplacer.

Un constat plus nuancé de la part de Sam Altman
Sans nier les transformations à venir, celui qui dit être revenu à la réponse directe à certains messages et ne pas compter « déléguer à une IA de sitôt » tempère désormais les scénarios les plus alarmistes : « Je ne pense pas que nous allons assister au genre d’apocalypse de l’emploi que certaines entreprises de notre secteur préconisent ou évoquent. »
Une manière de prendre (à nouveau) ses distances avec un discours accusé d’exagérer l’impact de l’IA, alors que le rôle réel de la technologie dans certaines suppressions de postes reste difficile à établir.
Dans la même veine, David Solomon, PDG de Goldman Sachs, estimait dans une tribune du New York Times datée du 22 mai 2026 que l’apocalypse de l’emploi liée à l’IA était largement exagérée. Selon lui, la technologie devrait avant tout permettre aux salariés de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, plutôt que de les remplacer.
Une adoption encore « très précoce »
Sam Altman se défend également d’avoir cherché à alimenter la peur ou le pessimisme dans les premiers mois ayant suivi le déploiement de ChatGPT auprès du grand public : « À l’époque, je me disais : ‘Je vois bien que c’est un risque réel, nous devrions probablement en parler’, et c’est encore possible. »
Car si le dirigeant reconnaît que l’impact à court terme a été moins important qu’il ne l’anticipait, il reste prudent sur les évolutions à plus long terme. Il souligne que, si la technologie a atteint un « stade remarquable », son adoption par les entreprises reste « encore très précoce ».
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