Le rapport du régulateur des télécoms montre que Netflix demeure à l’origine du plus gros trafic Internet en France. Un cinquième de tout le flux concerne le service de SVOD.

C’est l’un des enseignements du rapport sur l’état d’Internet en France, que le régulateur des télécommunications vient de dévoiler ce jeudi 30 juin. Netflix reste encore et toujours le service en ligne qui génère le plus de trafic sur le réseau hexagonal. À lui seul, le service de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) est responsable de 20 % des flux.

Netflix surclasse de loin ses poursuivants directs, à commencer par Google, qui est en deuxième position, avec un trafic d’un peu plus de 10 % (essentiellement du fait qu’il possède YouTube). Suivent ensuite Akamai, qui est une entreprise qui fournit des prestations de mise en cache des contenus sur le net, Facebook et Amazon (qui génère aussi beaucoup de trafic avec Prime Video).

Cinq plateformes pèsent 51 % du trafic

Le top 5 est composé d’entreprises qui proposent toutes, à leur façon, de la vidéo. C’est vrai pour Netflix et Amazon avec leur plateforme de SVOD, mais aussi Google avec YouTube, Facebook avec les nombreux clips que le public partage et Akamai, parce qu’il vend des services de mise en cache à des services de la vidéo — comme Disney+, qui s’appuie sur ce prestataire, entre autres.

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Le top du trafic Internet en France. // Source : Arcep

Ces sociétés pèsent ensemble 51 % du trafic en France. D’ailleurs, le reste du classement est composé d’autres groupes très présents dans la vidéo : on trouve Twitch et Canal+. Le reste du classement comporte également des sociétés identiques à Akamai, comme Lumen, EdgeCast, CDN77 ou encore Fastly — eux aussi acheminent de la vidéo.

La domination de Netflix sur le trafic hexagonal s’observait déjà les années passées — en 2020 et 2021 notamment. Pour essayer d’alléger son empreinte sur le réseau, Netflix n’entend pas renoncer à l’ultra haute définition (4K), qu’il propose d’ailleurs depuis 2014. Par contre, la plateforme mobilise des codecs pour réduire la bande passante requise pour une vidéo.

Netflix compte sur le codec AV1, qui peut abaisser la bande passante nécessaire de 20 % — en somme, une vidéo garde la même qualité visuelle, en utilisant moins de données. Un autre levier est le « bitrate variable », qui consiste à ajuster « la quantité de données nécessaires pour une vidéo scène par scène afin que les scènes simples nécessitent moins de données que celles complexes. ».