Virgin Galactic devra mettre à plus tard son test de vol spatial. Sa dernière tentative, survenue au cours du week-end du 12 et 13 décembre, n'a pas pu être menée à bien.

2021 sera en principe une année charnière pour Virgin Galactic, car c’est là que l’entreprise britannique doit commencer à transporter des touristes dans l’espace. Mais avant d’en arriver là, il va lui falloir encore progresser en ingénierie. En effet, la société a connu une déconvenue, heureusement sans conséquence fâcheuse, lors de son dernier test, le 12 décembre dernier.

Dans un message publié le même jour, Virgin Galactic a fait état d’une difficulté au niveau de la motorisation de son vaisseau spatial, le VSS Unity. « La séquence d’allumage du moteur de la fusée ne s’est pas terminée », a-t-il été annoncé. Cette mise à feu devait permettre à l’engin de grimper dans la haute atmosphère, après avoir été largué en altitude par l’avion de transport White Knight Two.

« Après avoir été largué de son vaisseau mère, l’ordinateur de bord du VSS Unity qui surveille le moteur de la fusée a perdu la connexion. Comme cela est prévu, cela a déclenché un scénario de sécurité qui a intentionnellement arrêté l’allumage du moteur-fusée », a poursuivi la compagnie. « Après cet événement, nos pilotes sont retournés [au spatioport] et ont atterri. »

Un autre vol d’essai envisagé bientôt

La bonne nouvelle, donc, c’est que l’essai s’est achevé sans autre incident. Virgin Galactic a donné des nouvelles rassurantes à la fois sur l’équipage présent à bord et sur l’état du VSS Unity — Virgin Galactic ayant été marqué en 2014 par le décès d’un pilote d’essai et l’accident grave d’un autre lors d’un même vol. Des moteurs de rechange sont disponibles et un autre vol devrait bientôt être programmé, après vérification de l’engin.

Il faudra également que Virgin Galactic procède au préalable à l’inspection de toutes les données de vol, de manière à pouvoir identifier et comprendre la cause du souci qui n’a pas permis à la motorisation de se mettre en route, et déterminer de quelle façon le signal peut être maintenu. La société indique qu’elle donnera de ses nouvelles prochainement, en particulier concernant la date d’un nouvel essai.

VSS Unity
Une photo du VSS Unity, moteur allumé, lors d’un précédent test. // Source : Virgin Galactic

Il était prévu, selon Virgin Galactic, d’atteindre l’espace avec le VSS Unity. Cependant, il n’a pas été précisé si l’entreprise se référait à la convention américaine (qui fixe la frontière spatiale à environ 80 kilomètres d’altitude) ou à celle en vigueur dans le reste du monde (100 kilomètres). Ces deux délimitations sont arbitraires, car il n’existe pas de démarcation nette entre les zones atmosphériques et extra-atmosphériques.

Le vol devait aussi être l’occasion de tester des éléments de la cabine des clients et de jauger les stabilisateurs horizontaux et les commandes de vol améliorés pendant la phase de propulsion. À bord de l’appareil figuraient aussi des équipements scientifiques de la NASA, pour profiter de l’opportunité d’un vol suborbital afin de conduire un certain nombre d’expériences.

Crédit photo de la une : Virgin Galactic

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