Depuis le crash de son atterrisseur Beresheet sur la Lune, la société SpaceIL enquête sur l'origine de l'accident. Selon les premiers résultats, une erreur humaine pourrait être en cause.

Le crash de l’atterrisseur israélien Beresheet aurait-il été causé par une erreur humaine ? C’est ce que semble indiquer les premiers résultats de l’enquête de SpaceIL. Un tweet publié par la firme le 17 avril donne quelques détails sur l’accident : « Il semblerait que, pendant la procédure d’atterrissage, une commande ait été entrée. Elle aurait lancé une réaction en chaîne qui aurait causé l’arrêt du moteur principal avant d’empêcher ce dernier de redémarrer. »

Si on lit entre les lignes, on comprend que la défaillance qui aurait poussé l’appareil à s’écraser ne viendrait donc pas de la machine elle-même. L’annonce de SpaceIL ne dit pas directement qu’un être humain a causé le crash, mais le fait qu’une « commande ait été entrée » le laisse entendre. Il est également possible que la commande en question soit défectueuse et que son utilisation provoque des conséquences imprévisibles.

Quel avenir pour le projet ?

Le fait qu’une personne soit à l’origine du crash de Beresheet serait, en un sens, une bonne nouvelle pour SpaceIL. La société a en effet annoncé qu’elle n’abandonnerait pas sa mission et qu’une seconde sonde serait construite. S’il s’avère que l’appareil n’avait pas de problème technique, les ingénieurs pourront reprendre en grande partie les plans du premier vaisseau. La reconstruction demandera tout de même beaucoup de travail, mais toujours moins qu’en repartant de zéro.

L’une des dernières photos prise par Beresheet avant son crash. // Source : Twitter/SpaceIL

En l’absence d’informations complémentaires, mieux vaut ne pas trop s’avancer. SpaceIL n’a pas encore fini ses recherches concernant l’accident, mais promet de « publier les résultats finals de son enquête dans les prochaines semaines. » Il faudra donc attendre encore un peu avant de découvrir ce qui a vraiment causé la chute de Beresheet.

Crédit photo de la une : Twitter/Israël

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