La NASA et Boeing ont convenu d'un nouveau calendrier pour la capsule CST-100 Starliner. Les essais sont toujours prévus pour 2019, mais avec quelques mois de décalage.

Il n’y a pas que dans l’aéronautique que Boeing essuie des revers. Dans l’aérospatiale aussi, cela ne va pas très fort. Mercredi 3 avril, en accord avec la NASA, l’industriel a officiellement renoncé à son précédent planning spatial. Celui-ci étalait pour les mois à venir les essais à mener pour qualifier l’entreprise aux missions habitées au profit de l’agence spatiale américaine.

Nouveau calendrier pour Boeing

L’abandon de ce calendrier ne signe pas pour autant la fin des ambitions de Boeing dans ce secteur. Loin de là. En effet, une nouvelle feuille de route a été établie entre les deux partenaires et dévoilée dans la foulée. Ainsi, le test d’interruption du décollage sur l’aire de lancement, qui devait avoir lieu initialement en mai, sera donc organisé au cours de l’été — sans plus de précision.

Concernant les vols eux-mêmes, il y en a toujours deux au programme : l’un inhabité et l’autre accueillant un équipage entraîné. Le premier vol est envisagé pour le mois d’août, au lieu d’avril. Cependant, la NASA suggère que cette date pourrait bouger. Quant à l’essai habité, il est repoussé à la fin de l’année 2019, au lieu d’août. Là encore, ce planning n’est pas définitif.

L’éventualité d’un report a été évoquée fin mars dans la presse, mais ni Boeing ni la NASA n’avait alors commenté cette hypothèse.

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Vue d’artiste du CST-100 Starliner. // Source : Boeing

Plus de temps pour se préparer

Dans son communiqué, la NASA met toutefois en avant un autre argument : le manque de fenêtres de tir. Selon l’agence, ce report a été « guidé des possibilités de lancement limitées en avril et en mai, ainsi que par un lancement critique pour la sécurité nationale de l’armée de l’air américaine ». Cependant, une lecture entre les lignes fait apparaître d’autres motifs à ce décalage.

« Bien que nous ayons déjà fait des progrès considérables cette année, ce changement nous donne le temps de continuer à construire un engin spatial sûr et de qualité capable de transporter des équipages encore et encore après un essai sans équipage réussi, sans ajouter de pression inutile au calendrier », reconnait John Mulholland, le vice-président et responsable du programme chez Boeing.

Même sonde cloche chez la NASA : « Le temps supplémentaire permettra aux équipes de se concentrer sur les activités de test et de validation bien avant le lancement ». Elle ajoute que « Boeing continue de progresser pour satisfaire l’objectif de l’agence », qui est d’acheminer des équipages sur la Station spatiale internationale. Autrement dit, Boeing n’est pas encore au point. Mais cela viendra.

SpaceX, de son côté, a pris de l’avance début mars 2019.

Crédit photo de la une : Boeing

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