[Enquête Numerama] Une couverture du Parisien a fait récemment polémique : elle est dédiée à MyBuBelly, un site de coaching qui prétend aider ses clients à choisir le sexe biologique d'un futur bébé contre 150 euros par mois. Les méthodes sur lesquelles le site repose n'ont jamais été scientifiquement validées.

Miracle ! Il est désormais possible de choisir si l’on veut donner naissance à une fille ou un garçon*, simplement grâce à un site de coaching. C’est du moins ce que laisse penser l’article d’un dossier du Parisien, publié mercredi 2 janvier, à propos de l’appli française MyBuBelly. Après enquête, interviews et questionnements, Numerama est en mesure de montrer pourquoi ce raccourci est loin d’être aussi simple, et pourquoi il ne vaut mieux pas se fier à cette méthode au mieux non efficace, au pire dangereuse. Et indéniablement très coûteuse.

Un coaching personnalisé à 150 euros par mois

MyBuBelly est un site (accompagné d’une application mobile) «  de coaching personnalisé pour la pré-conception » développé en France. Pour avoir accès aux différents services, il faut débourser 149 euros par mois les 6 premiers mois d’utilisation du site, puis 120 euros par mois. Cela correspond à 1 254 euros pour une utilisation 9 mois avant la grossesse (ce chiffre est variable car il dépend du nombre de mois avant de tomber enceinte, évalué à au moins 7 pour le site, entre 10 et 12 selon un médecin interrogé).

Le principal « outil » proposé est un programme diététique qui est supposé permettre d’influencer le pH du corps de la future mère et donc, à en croire le site, le sexe du bébé, mais aussi un chat en ligne de conseils, et une petite box maison contenant des produits nécessaires pour suivre le coaching.

Les services contenus dans MyBuBelly // Source : Capture d’écran MyBuBelly

C’est une Française, Sandra Ifrah, qui a imaginé le concept de l’application. Peu après s’être mariée, elle et son conjoint ont souhaité faire un enfant. Mais tout deux avaient une petite préférence pour les garçons. Ils se sont alors renseignés sur les « méthodes de grand-mère » qui circulaient sur le sujet, selon les propres mots de l’entreprise. Il s’agissait, est-il écrit sur le site, « d’orienter son pH, de surveiller scrupuleusement son cycle, de manger ceci, ne plus manger cela. »

Remise en cause des « 90 % de taux de réussite  »

Jointe au téléphone par Numerama, Sandra Ifrah nous raconte avoir alors consulté « parmi les plus grands spécialistes ». Parmi eux, il y a Raphaël Gruman, qui l’a aidée à développer MyBuBelly. Il est nutritionniste libéral, consultant et il a écrit divers ouvrages : sur le choix du sexe de son enfant, des programmes santé, ou encore la perte de poids grâce à l’homéopathie – dont les effets, rappelons-le, n’ont jamais été scientifiquement prouvés.

Quelques mois plus tard après avoir établi la méthode, qu’elle a d’abord appliquée sur elle-même, Sandra Ifrah tombe enceinte d’un garçon. Puis, quand elle re-tente la méthode avec le désir d’avoir cette fois une fille, rebelote : c’est un succès.

Ses amies, les membres de sa famille, les amies de ses amies qui essayent ? Le succès est au rendez-vous «  presque à chaque fois », assure-t-elle. Elle nous parle ainsi de 39 cas positifs sur 40 essais. Voilà qui motive l’entrepreneuse à lancer son application.

La page d’accueil du site dédié à l’application. // Source : Capture d’écran MyBuBelly

Comme on le lit dans l’article qui a fait la Une du Parisien, Sandra Ifrah «  revendique un taux de réussite de 90 % », grâce à la combinaison des facteurs évoqués plus haut. En l’interrogeant sur la question, elle nous explique que cette donnée n’a en fait rien de scientifique. Il s’agit d’un simple sondage, mené auprès de ses clientes sur la base du volontariat (environ 1 000 au total depuis le lancement du site mai 2017). Seule une centaine a répondu (soit 10 %), et parmi ces 100, 90 étaient tombées enceintes d’un bébé dont le genre correspondait à leurs attentes, nous indique Sandra Ifrah.

Lorsque nous demandons à parler à ces femmes, elle évoque les deux mêmes prénoms que ceux mentionnés dans l’article de nos confrères, et promet de nous donner des numéros. Nous n’avons pas reçu ces derniers pour le moment. On trouve des témoignages sur le site, comme ici, celui de Marine :

Une méthode non prouvée qui s’appuie sur une seule étude scientifique non fiable d’il y a 50 ans

Sandra Ifrah a également fait référence, au téléphone, à une étude publiée dans les années 1970 démontrant les effets de l’alimentation d’une femme sur le sexe de son futur bébé. Cette étude est bien réelle. Elle a été réalisée par le docteur Papa, gynécologue, à l’hôpital Cochin. Le docteur Papa s’est appuyé sur une hypothèse formulée par le professeur Stolkowski, qui disait que les sels minéraux pourraient influencer la composition de la glaire cervicale sécrétée dans le col de l’utérus. En conséquence, un régime riche en calcium et magnésium favoriserait la naissance de filles… et un régime riche en sodium et potassium favoriserait la naissance de garçons…

Le docteur Papa, qui a fini par arrêter sa carrière de gynécologue pour se consacrer au sujet, a toujours revendiqué lui aussi un taux de réussite de 90 %. Il ne l’a jamais prouvé de manière scientifique. Dans son étude, ce chiffre était d’ailleurs plutôt de 77 %. Ce chiffre, déjà plus bas, doit être largement nuancé, puisque sur l’échantillon de 215 femmes qui ont participé à l’étude, seules 58 avaient réussi à bien suivre le régime préconisé par le docteur.

« C’est du vent »

De nombreux médecins ne valident pas l’étude du docteur Papa et aux autres sur le sujet. Tous ces travaux portaient sur des échantillons très restreints, et aucune de ces études n’a été publiée dans une revue scientifique sérieuse, et donc vérifiée et validée par la communauté scientifique, expliquait ainsi le professeur Claude Humeau au Figaro.

Joint par Numerama, le professeur Philippe Deruelle, secrétaire du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Francais, ajoute que l’étude n’est « pas sérieuse ». « Je n’aime pas utiliser ce mot, mais dans ce cas on peut le dire : c’est du vent », nous indique-t-il.

Un médecin mis en avant par MyBuBelly ne se souvient plus de MyBuBelly

Pour appuyer son hypothèse, Sandra Ifrah met pourtant en avant un comité d’une dizaine d’« experts » médicaux qui soutiennent sa méthode. Nous sommes allés consulter cette liste, disponible sur le site de MyBuBelly. On y trouve des médecins qui ont fait des études de médecine (gynécologue, radiologue, pédiatre), et d’autres dont ce n’est pas nécessairement le cas. Un naturopathe ou une « experte culinaire », par exemple, n’ont besoin d’aucune formation reconnue pour exercer.

Nous nous interrogeons sur le fait que les médecins diplômés parlent rarement dans leurs témoignages du pH, et se contentent de dire qu’être en bonne santé aide à avoir une grossesse épanouie. Selon la fondatrice du site, il s’agit soit d’oublis, soit d’une « question de spécialités ». «  Il est normal qu’une gynécologue ne parle pas de pH car c’est plus le domaine d’un ou une diététicienne », justifie-t-elle.

En cherchant à savoir si ils étaient rémunérés, on nous a indiqué que non. Cependant, en creusant un peu, on se rend compte que MyBuBelly renvoie les utilisatrices de ses services vers les médecins en question. La plupart sont conventionnés secteur 2, ce qui signifie qu’ils fixent des prix libres pour leurs consultations. Selon les marges effectuées, l’application peut donc parfois leur rapporter de l’argent, en leur rapportant de nouvelles patientes.

Nous avons contactés une bonne partie de ces « experts ». Aucun n’a donné suite à nos sollicitations pour le moment. Seul le docteur Richard Sion nous a répondu directement au téléphone, indiquant que le nom de MyBuBelly ne lui « disait rien ». La fondatrice de MyBuBelly a expliqué cette première réaction du médecin par le fait que nous ayons utilisé le terme « application » et non site, et par l’âge « avancé » du médecin.

Le 8 janvier, le docteur Sion nous a rappelé pour confirmer qu’il connaissait bien MyBuBelly, et qu’il avait collaboré au livre sur le même sujet co-écrit par Sandra Ifrah.

Un avis parmi ceux des experts. // Source : MyBuBelly

Le secrétariat du docteur Sylvain Mimoun, un autre expert cité, nous a en revanche assuré que ce gynécologue connaissait bien le site. Nous n’avons non plus pas été recontactés. Dans une citation postée sur le site qui lui est attribuée, il parle de l’influence du ciblage dans les dates d’ovulation dans la détermination du sexe de l’enfant.

Philippe Deruelle nous explique que cela n’a pas été prouvé.

Florence Méréo, la journaliste qui a écrit le dossier, a pu contacter une gynécologue qui fait partie de ses experts. Son interview est à retrouver sur le site du Parisien.

La communauté scientifique dément l’efficacité de la méthode

Des médecins sceptiques avec la méthode de MyBuBelly, il en existe beaucoup. On trouve des témoignages dans l’article du Parisien nommé ci-dessus et plus largement dans le dossier consacré à la méthode. Par exemple, la gynécologue Joëlle Belaisch-Allart, qui dit : « Je n’y crois pas une seconde », ou la biologiste de la reproduction à l’hôpital parisien Tenon, Rachel Levy qui avoue être « dubitative et réservée ».

La doctoresse Elizabeth Paganelli, gynécologue, confirme à Numerama que pouvoir choisir le sexe de son futur bébé est une «  demande forte » de la part des futurs parents. « Au début, l’idée d’un régime dans les années 1970 semblait prometteur. Malheureusement, très rapidement ,les études n’ont pas validé cette théorie, constate-t-elle. Les résultats ne sont pas reconnus. »

La méthode n’a jamais été scientifiquement prouvée. // Source : Pxhere/CC0 (photo recadrée)

Aux sceptiques, Sandra Ifrah répond que de toute façon, sa méthode ne coûte rien (à part… de l’argent). «  Il n’y a pas d’intervention chirurgicale ou médicale, il n’y a pas de risques », assure-t-elle. Pourtant, comme tout régime alimentaire, le coaching de MyBuBelly peut être risqué pour des personnes ayant des antécédents médicaux ou n’étant pas suffisamment suivis par un ou une médecin.

Elizabeth Paganelli nous explique : «  Pour faire un garçon, certaines femmes prenaient des compléments alimentaires à base de potassium… et certaines risquaient l’hyper kaliémie, c’est-à-dire le fait d’avoir trop de potassium dans le sang, ce qui est dangereux. » Selon elle, le régime préconisé par le site n’est pas adapté à une grossesse à venir.

De son côté, le professeur Philippe Deruelle estime qu’à court terme, les risques sont faibles, mais que sur une période de plus d’une année, cela pourrait éventuellement poser problème. «  La méthode va à l’encontre des bonnes pratiques alimentaires », indique-t-il à Numerama. Très restrictif, il peut également engendrer à terme des troubles du comportement alimentaire. Or sur le site MyBuBelly, il est indiqué que le « papa » pourra « participer à sa façon (…) en vous aidant à faire les courses pour n’acheter que les aliments autorisés… »

Les médias ont-ils assez dit qu’il ne s’agissait pas d’une science ?

Sandra Ifrah ne compte en tout cas pas s’arrêter en si bon chemin. Depuis quelques semaines, elle nous avoue courir les plateaux de télé. Elle a répondu à de nombreuses interviews, pour des médias prestigieux comme LCI, Elle, RTL ou RMC Infos. Parmi eux, certains ne remettent que très peu en cause ces pratiques, allant jusqu’à partager en détail les recettes conseillées par MyBuBelly… Ce qui encourage encore plus la popularité de cette startup française, qui profite de la publicité gratuite.

La journaliste Florence Méréo nous explique au téléphone que le dossier papier du Parisien, qui a ensuite été adapté pour le site, contenait de nombreux avertissements sur la non-validité de la méthode. Ces indications n’ont malheureusement pas été reprises sur le site, pour des questions de mise en page. Le dossier papier contient toutefois la pyramide complète des catégories d’aliments conseillés par la startup (mis en page sous forme d’infographie), et met un énorme coup de projecteur sur une entreprise qui comptait jusqu’ici à peine quelques milliers de clientes. Florence Méréo considère que ce genre de méthodes, qui ont un certain succès, doivent être traitées par la presse, même si elles sont controversées. Des médecins désignant MyBuBelly comme du « charlatanisme » ont pu s’exprimer dans son dossier, autant que ceux qui y croient.

Sandra Ifrah assure que le nombre d’utilisatrices de MyBuBelly a beaucoup grossi depuis.

La liste des articles consacrés à MyBuBelly est longue. // Source : MyBuBelly

Une stratégie très rentable

Vu le prix du coaching (1 250 euros si les femmes commencent au premier mois), c’est pour elle une opération très, très rentable. Elle propose en effet une formule «  satisfait ou remboursé », mais comme il y a une chance sur deux pour que les utilisatrices soient satisfaites, cela signifie au minimum que la moitié laisse leur argent, et donc que l’entreprise rentre dans ses frais. Un remboursement n’est possible que si l’utilisatrice a scrupuleusement suivi les conseils qui lui ont été donnés, et uniquement jusqu’au mois de mai 2019, précisent les CGU.

Au vu de l’âge de l’entreprise, cela signifie également que très peu de patientes ont à ce jour pu se dire « satisfaites » ou non — une gestation de 9 mois étant la moyenne pour les femmes. Rien ne dit que l’entreprise partagera des données supplémentaires sur le long terme (vu qu’elle n’en partage déjà pas actuellement).

Il n’existe à ce jour «  aucune méthode scientifiquement prouvée permettant d’agir sur le sexe de son enfant », dit Philippe Deruelle. « Les nouvelles technologies peuvent être très utiles dans le cadre de la santé, mais elles peuvent aussi parfois n’être qu’un vernis, une sorte de cache-misère markété pour des méthodes anciennes et dont les bénéfices restent entièrement à prouver », conclut le professeur.

* Cet article partage les termes de « fille » ou « garçon » utilisés par MyBuBelly pour parler de sexe biologique à la naissance, et non du genre de l’enfant.

Cet article a été mis à jour après une erreur de calcul : l’article d’origine affirmait à tort que la méthode pouvait coûter jusqu’à 3 000 euros. Or le coût dépend du nombre de mois d’utilisation par la cliente avant la conception de l’enfant. Une autre mise à jour a été effectuée le 8 janvier, suite à un appel du docteur Sion, cité dans l’article.

Droit de réponse de la société MyBubelly

MyBubelly a transmis un droit de réponse à Numerama. Conformément à la loi, nous le publions tel quel sans modification. Il ne fait pas partie de notre enquête et ne change aucunement les conclusions de notre article d’information.

Monsieur,

Je vous écris en tant que présidente de la société MYBUBELLY, société par actions simplifiée, au capital de 267.225,00 euros, immatriculée au registre du commerce et des sociétés de PARIS sous le numéro 827 691 072 et dont le siège social se situe 45 rue de Monceau à Paris (75008) (ci-après dénommée « MYBUBELLY »).

MYBUBELLY a pu prendre connaissance de l’article intitulé « MyBuBelly : un site de coaching prétend aider à influencer le sexe d’un futur bébé sans aucune preuve scientifique » écrit par la journaliste Perrine Signoret et paru le 4 janvier 2019 dans la rubrique « Sciences » du site internet Numerama.

Conformément aux dispositions de l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, MYBUBELLY souhaite exercer son droit de réponse auprès de Numerama et à ce titre, souhaite apporter quelques éclaircissements.

A l’image de ce que l’on a pu voir sur le plateau de la matinale de BFM TV (dans l’émission de Jean Jacques Bourdin), sur RTL, ou encore sur CNEWS, la méthode MyBuBelly suscite un certain débat et il est normal que cela soit le cas. D’ailleurs, pour anticiper ce débat, un livre* est paru en juin 2018 répondant à toutes les questions que l’on peut se poser sur la méthode.

*Avoir un garçon / avoir une fille, la liberté de choisir.

Par Sandra IFRAH et Raphaël GRUMAN aux éditions Leduc.s

Par ailleurs, depuis plus de 50 ans maintenant, de nombreux gynécologues du monde entier ont pratiqué des méthodes similaires, basées soit sur le régime soit sur le ciblage de l’ovulation. Certains, comme le Docteur Shettles ou le Docteur Papa ont eu des milliers de patientes, avec de très bons taux de réussite (70 à 80 %). Sur une telle durée, et sur plusieurs décennies, ces taux de réussite ne peuvent plus être le fruit du hasard.

MYBUBELLY n’a rien fait d’autre que de réunir ces 2 méthodes, qui ont fait concrètement leurs preuves, en les rendant plus modernes et plus efficaces. Notamment et surtout grâce à un coaching quotidien et personnalisé, afin d’enlever le côté contraignant des anciennes méthodes, de soutenir moralement la future maman et de l’aider à concevoir son bébé dans les meilleures conditions physiologiques et psychologiques possibles.

Et les résultats constatés sur les abonnées sont excellents et elles sont heureuses à la fin. C’est pour MYBUBELLY l’essentiel. Ce sont les abonnées de la méthode MyBuBelly qui en parlent le mieux. Que cela marche ou pas.

Car même dans les cas où cela ne marche pas (cela reste une méthode naturelle), la future maman a bénéficié d’un coaching qui lui a permis de booster sa fertilité et donc de mieux tomber enceinte. Non seulement il n’y a aucun risque pour la santé, mais au contraire la méthode MyBuBelly permet de mieux s’alimenter, de mieux connaitre son corps et de bénéficier de conseils de spécialistes en fertilité.

En outre, MYBUBELLY a seulement indiqué que le taux auquel elle faisait référence était uniquement un taux constaté par retour d’expérience et non d’une étude scientifique.

Pour rappel, la méthode MyBubelly est un coaching personnalisé dans lequel chaque femme a la possibilité d’être en lien 7 jours sur 7 avec une coach, soutenue par une équipe de médecins et de nutritionnistes pour répondre à toutes ses questions, avec en main une application qui a demandé presque 2 ans de développement car très complète en conseils en nutrition, gynécologie, bien être, naturopathie, psychologie et même sexologie (sans parler des compléments alimentaires 100 % français et étudiés pour la méthode). Le tout dans un univers cocooning dans lequel la future maman se sent bien et en confiance.

C’est peut-être là qu’il faut chercher l’explication au taux de réussite. Mais aussi au tarif de l’abonnement, que MYBUBELLY a tenté de baisser à son minimum afin d’aider au mieux les futures mamans.

MYBUBELLY comprend que certains médecins ou gynécologues n’ayant pas étudié la question en détails puissent au premier abord se montrer réticents. Mais MYBUBELLY est ouverte au débat.

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