Dans le cadre de son programme Cosmic Vision, l'Agence spatiale européenne a validé la mission ARIEL, qui débutera en 2028. Consacrée à l'étude de l'atmosphère des mondes situés en dehors du système solaire, elle fait partie d'une série de projets européens consacrés aux exoplanètes.

Si la Nasa se trouve à la pointe de la découverte et de l’étude d’autres mondes situés en dehors du système solaire, grâce, notamment, au formidable travail accompli par le télescope spatial Kepler, l’agence américaine n’est pas la seule à se mobiliser dans ce domaine. Le Vieux Continent aussi sur le coup, avec un certain nombre de missions qui seront déployées entre 2018 et 2028.

Ainsi, d’ici la fin de l’année, la mission CHEOPS (CHaracterising ExOPlanets Satellite) doit être lancée pour mesurer les transits d’exoplanètes, en déployant en orbite basse un petit observatoire photométrique. Plus tard, en 2026, il est prévu de passer à la mission PLATO (PLAnetary Transits and Oscillations of stars) pour étudier les transits planétaires et les oscillations stellaires.

Mission : ARIEL

Mais ce n’est pas tout : l’Agence spatiale européenne compte aussi sur la prochaine mission ARIEL (Atmospheric Remote‐sensing Infrared Exoplanet Large‐survey), qui débutera en 2028 et durera quatre ans. Ce projet a été approuvé mardi 20 mars par l’ESA dans le cadre de son programme global intitulé Cosmic Vision, qui sert à définir les missions à venir pour la période 2015-2025.

« ARIEL abordera des problématiques fondamentales sur la composition des exoplanètes et la façon dont les systèmes planétaires se forment et évoluent, en étudiant les atmosphères de centaines de planètes en orbite autour de différents types d’étoiles, ce qui permettra d’évaluer la diversité des propriétés à la fois de planètes individuelles ainsi qu’au sein de certaines populations de mondes », écrit l’ESA.

Analyse atmosphérique

ARIEL « mesurera les empreintes chimiques des atmosphères lors de la traversée de la planète devant son étoile hôte », soit la méthode de transit, en mesurant les variations de luminosité à un haut degré de précision. Il est aussi prévu de faire une étude plus fine sur quelques mondes triés sur le volet, en observant leur couverture nuageuse et les variations atmosphériques saisonnières et quotidiennes.

Malgré l’incroyable distance qui séparera ARIEL de ses sujets d’observation, le télescope spatial sera capable de détecter de la vapeur d’eau, du dioxyde de carbone, du méthane et des composés métalliques plus exotiques, en tenant compte de l’environnement chimique de l’étoile hôte. Il est prévu de se concentrer sur les mondes chauds, c’est-à-dire ceux relativement proches de leur étoile.

Crédit photo de la une : ESA/ATG medialab

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