La date de décollage approche. Alors que le vol inaugural de la fusée Falcon Heavy doit avoir lieu en janvier, une vidéo publiée par SpaceX montre le lanceur sur son pas de tir.

Janvier est un mois décisif pour SpaceX. C’est en effet au cours des semaines à venir que doit avoir lieu le vol inaugural de sa fusée lourde, Falcon Heavy, depuis l’aire de lancement du Kenney Space Center, en Floride. C’est une étape-clé pour l’entreprise américaine, car la réussite de ce premier lancement lui permettra de franchir un palier supplémentaire dans le domaine spatial.

Jusqu’à présent, la société fondée par Elon Musk a largement prouvé son savoir-faire dans le secteur des missions intermédiaires, assurées par sa fusée principale, Falcon 9. Celui-ci est même capable de revenir automatiquement sur Terre et d’être réutilisé en partie — après un reconditionnement et le changement de certaines pièces — pour un nouveau vol.

Mais la Falcon 9 a une capacité et une puissance limitées. Si SpaceX veut aller plus loin que le voisinage immédiat de la Terre, il lui faut mettre en œuvre un lanceur plus performant. Telle est la raison d’être du Falcon Heavy, puisque l’engin doit à terme être capable d’acheminer une charge utile de 13,6 tonnes vers Mars. Il ne s’agit pas simplement de transporter la voiture personnelle d’Elon Musk.

En attendant le grand décollage, SpaceX a mis en ligne mercredi 3 janvier une vidéo dans laquelle apparaît le Falcon Heavy sur son pas de tir. Comme on peut le voir, il s’agit dans les grandes lignes d’une fusée Falcon 9 sur laquelle on a adjoint deux propulseurs latéraux afin de lui donner plus de poussée au décollage et davantage de carburant pour transporter des charges plus lourdes, plus loin.

Gare toutefois à l’échec : « il est très probable que le véhicule n’arrive même pas en orbite. Je tiens juste à ce que [les attentes du public] prennent [cet élément] en compte. J’espère qu’il ira assez loin du pas de tir pour ne pas l’abîmer. Honnêtement, ce serait déjà une réussite », a tenu à mettre en garde Elon Musk. C’est pourquoi, pour ce premier vol, mieux vaut ne pas mettre une grappe de satellites à bord.

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