En novembre 2017, la Russie a lancé un satellite depuis son cosmodrome situé en Sibérie. Quelques heures après, l'agence spatiale russe a perdu le contact avec l'appareil. L'incident n'est pas lié à une faille technique, mais à une erreur humaine évitable.

45 millions de dollars partis en fumée. Voici la valeur d’un satellite que la Russie a confirmé, fin décembre, avoir perdu. Dmitry Rogozin, le vice-président du gouvernement russe, a également fait savoir que la perte de contact avec le satellite Meteor M2-1, lancé le 28 novembre dernier, était dûe à une erreur qui aurait pu être évitée.

Quelques heures après le décollage du satellite météorologique, la Russie a perdu le contact avec son appareil. Le Meteor M2-1 a été lancé depuis le cosmodrome Vostotchny, au sud de la Sibérie. Roscosmos, l’agence spatiale russe, avait alors indiqué que le satellite n’avait pas atteint l’orbite qui lui était destinée, et qu’il était impossible d’établir le contact avec l’appareil.

Une erreur sur les coordonnées

Le vice-président russe a profité d’une allocution sur la chaîne de télévision publique Rossiya 24 pour annoncer que cet incident était imputable à une erreur humaine : la fusée qui transportait le satellite a été programmée avec les mauvaises coordonnées. Le décollage de l’engin a été configuré comme s’il avait lieu à un autre endroit, le cosmodrome de Baïkonour (situé au centre du Kazakhstan).

CC Владислав Ларкин

« La fusée était programmée comme si elle décollait de Baïkonour, a confirmé Dmitry Rogozin. Ils n’ont pas eu les coordonnées correctes. » À son bord, se trouvaient dix-huit satellites appartenant à des entreprises russes, norvégiennes, suédoises, américaines, japonaises, canadiennes et allemandes.

Cette fusée est le deuxième appareil a avoir été lancé depuis le cosmodrome de Vostochny. Le satellite Meteor M2-1 devait effectuer une mission de cinq ans, afin de surveiller l’évolution du climat pour le compte de l’agence météorologique russe.

Les pertes entraînées par cet incident risquent d’entacher quelques peu les ambitions spatiales russes.

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