Sauf imprévu, SpaceX tentera lundi de faire accomplir au Starship un tour complet de la Terre – et même six, selon le plan de vol publié par l’entreprise américaine. SpaceX n’a encore jamais tenté de vol orbital avec le Starship : les treize précédents vols d’essai sont tous restés suborbitaux, et le Ship retombait dans l’océan Indien au bout d’environ 65 minutes.
Assemblage final du Starship au Texas
Les choses doivent donc changer à compter du 28 septembre. Et du côté de Starbase, au Texas, on est dans la toute dernière ligne droite. SpaceX a annoncé sur X l’assemblage de la fusée géante : l’étage supérieur, le Ship, haut de 52 mètres, a été posé sur le propulseur Super Heavy.
Le vol a déjà glissé une fois. SpaceX visait d’abord le 22 septembre, avant d’annoncer le 17 septembre un report de six jours, sans en donner la raison.
Il manque encore l’ultime feu vert des autorités de régulation, qui n’avait pas été donné en date du 23 septembre. Si la FAA donne son accord, le Ship doit monter à environ 275 kilomètres d’altitude et tourner autour de la Terre pendant près de dix heures. Le vaisseau doit ensuite amerrir de façon contrôlée dans le Pacifique, au large du Chili.
La FAA, l’autorité en charge de l’espace aérien aux USA? doit trancher un dossier inédit : elle n’a encore jamais autorisé de vol orbital pour un engin de la taille du Ship. Si le vaisseau ne parvenait pas à rallumer ses moteurs pour quitter l’orbite, il ferait une rentrée incontrôlée dans l’atmosphère. Avec sa taille et son bouclier thermique, de gros morceaux pourraient alors atteindre le sol.

Pour ce vol, le Ship emporte sa première charge utile opérationnelle : 26 satellites Starlink V3, la nouvelle génération de la constellation Internet de SpaceX. Selon l’entreprise, chacun doit ajouter 1 térabit par seconde de capacité au réseau. Trois d’entre eux portent des caméras pour photographier le bouclier thermique du Ship une fois séparés du vaisseau.
SpaceX vise une fenêtre de 75 minutes, qui s’ouvre le lundi 28 septembre à 14h15, heure de Paris. D’ici là, SpaceX pourrait aussi remplir entièrement les réservoirs de la fusée pour une répétition générale, sans allumer les moteurs, avant de les vider. Un essai de mise à feu statique reste aussi possible.
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