La préparation du 15e vol d’essai du Starship avance bien. Le 25 octobre, l’entreprise américaine SpaceX allumait les 33 moteurs du Super Heavy, le propulseur principal de la fusée géante, au cours d’une mise à feu statique d’environ quinze secondes. Ce mercredi 28 octobre, SpaceX a annoncé que l’étage supérieur, le Ship 42, était passé à son tour par cet allumage.
Plus exactement, il s’agissait de deux allumages. SpaceX a ainsi procédé à la mise en route complète des six moteurs du Ship, mais aussi à l’activation d’un seul moteur Raptor. Objectif ? Simuler une manœuvre de désorbitation, lorsqu’il s’agira de ramener le vaisseau spatial sur Terre, en le freinant, après ses tours en orbite.
Comme dans le cas du Super Heavy, tout cela se passe avec l’engin fermement arrimé à son banc d’essai. Il s’agit de s’assurer que tout fonctionne bien avant le véritable décollage. Cette vérification compte d’autant plus que, lors du 15e vol d’essai, SpaceX prévoit de rattraper les deux étages de la fusée avec la tour de lancement.
Or, un vaisseau qui ne quitte pas l’orbite au bon moment ne peut pas viser la tour.
Le vaisseau, la partie jamais rattrapée
Pour ce vol, la vraie inconnue se trouve côté vaisseau. SpaceX a déjà capturé le Super Heavy trois fois, lors des 5e, 7e et 8e vols (le premier en octobre 2024, le dernier en mars 2025), grâce à une tour de lancement dotée de bras mécaniques. Elle n’a en revanche jamais tenté la manœuvre avec l’étage supérieur.

Cette étape n’est pour l’instant « réussie » que virtuellement, avec une vidéo en images de synthèse montrant l’acrobatie que doit réussir le Ship. Par ailleurs, le vaisseau précédent, lors du 14e vol, a tourné court : le vol orbital s’est fini après trois heures, au lieu des dix heures prévues, à cause de l’extinction prématurée d’un de ses moteurs Raptor pendant la montée.
C’est donc un sacré défi qui attend SpaceX. Le groupe n’a pas encore donné de date précise pour le 15e vol, qui est toujours prévu pour novembre : le Ship 42 doit encore regagner son hangar pour ses derniers préparatifs et l’intégration de sa charge utile (sans doute de nouveaux satellites Starlink V3, ce que SpaceX n’a pas encore confirmé), et la FAA, le régulateur américain de l’aviation, doit encore donner son feu vert.
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