Jeudi, la Chine mettra en orbite Tiangong-2, un embryon de station spatiale. Celle-ci servira à des expériences scientifiques et à préparer le pays au lancement, à partir de 2018, d’une station spatiale plus élaborée.

Le chassé-croisé est épatant. Alors que les États-Unis projettent de se désengager de la station spatiale internationale dans les années 2020 pour se focaliser sur d’autres projets, en particulier leur nouveau lanceur lourd SLS et les vols habités vers Mars, la Chine s’apprête au contraire à monter en puissance dans le domaine des stations en orbite autour de la Terre.

En effet, l’Empire du Milieu s’apprête ce jeudi à déployer un embryon de station qui lui servira à engranger de l’expérience avant l’arrivée, quelques années plus tard, d’une installation plus conséquente qui sera placée sur une orbite basse située entre 300 et 400 km d’altitude. Baptisée Tiangong-2 (qui signifie en mandarin « Palais céleste »), elle arrive après une première version.

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La Chine a de hautes ambitions dans le domaine spatial.

Avec Tiangong-1, la Chine a pu commencer à expérimenter la vie dans l’espace, mais sur une période relativement courte. La base était en effet capable d’avoir assez de place pour un équipage de trois taïkonautes pendant une période de deux semaines. Active de 2011 à 2016, elle est aujourd’hui engagée dans un processus de désorbitage qui doit la précipiter dans l’atmosphère fin 2017.

Tiangong-2 servira peu ou prou à la même chose que Tiangong-1, à savoir conduire toutes sortes d’expériences scientifiques dans le domaine de la biologie, de la médecine, de la physique, de l’astrophysique (les tempêtes solaires), de l’horlogerie atomique et même sur la transmission de clés de chiffrement quantiques. Elle servira aussi à valider l’approche du pays en matière de station spatiale.

Le choses sérieuses débuteront en 2018

Avec Tiangong-2, il sera possible d’accueillir un équipage de deux personnes pendant une période de 30 jours. Mise en orbite par une fusée Longue Marche-2F depuis la base de Jiuquan, dans le désert de Gobi, elle sera située à une orbite similaire à celle de la station spatiale internationale, à un peu moins de 400 kilomètres d’altitude de la Terre. Comme Tiangong-1, elle fonctionnera plusieurs années.

Mais c’est véritablement avec Tiangong-3 que les choses sérieuses commenceront. En effet, la Chine compte capitaliser sur ses deux précédents laboratoires pour commencer à déployer, à partir de 2018, sa propre station spatiale internationale. Celle-ci devrait être assez vaste pour accueillir jusqu’à trois personnes pour une durée de six mois. Mais il faudra attendre 2022 pour qu’elle soit pleinement assemblée.

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