Vous avez forcément déjà entendu parler de Dungeons & Dragons, l’un des jeux de rôle les plus anciens et connus. Cette semaine, on vous présente L’Essentiel, un kit d’initiation parfait pour découvrir ce loisir.

Que vous souhaitiez incarner un nain, un elfe ou un humain, tenir le rôle d’un joueur ou du maître du donjon, Dungeons & Dragons : L’Essentiel vous prend par la main, pour découvrir en douceur ce pan bien particulier des jeux de société que sont les jeux de rôle.

Mais, au fait, c’est quoi un jeu de rôle ?

Généralement abrégé « JdR », parfois suffixé « sur table » ou « papier » pour le différencier de son homologue numérique, un jeu de rôle est un jeu de société coopératif dans lequel chaque participant interprète un personnage et contribue à la création d’une fiction collective. L’un des joueurs y tient un rôle particulier : le meneur, ou maître, de jeu.

Ce dernier propose une aventure aux autres joueurs, au travers des personnages qu’ils incarnent. Guerrière, voleur, pilote de vaisseau, bibliothécaire, vampire, elfe, extraterrestre… tout dépend du jeu.

Le matériel est assez rudimentaire. Un livre fournissant les règles et le contexte, un scénario, issu du commerce ou imaginé par le meneur, des crayons, une feuille de personnage détaillant les caractéristiques des avatars des joueurs (force, intelligence, compétences, etc.), et quelques dés, aux faces plus ou moins nombreuses, pour vérifier la réussite ou l’échec de leurs actions.

Un scénario peut durer d’une à plusieurs heures, se jouer en une seule séance ou en campagne, en conservant les mêmes personnages, qui évoluent (grâce aux fameux points d’expérience).

Plutôt qu’un film dont les joueurs seraient les acteurs, une partie de jeu de rôle se rapproche davantage d’un spectacle d’improvisation. Le meneur pose le contexte et l’intrigue initiale, et les joueurs en font ce qu’ils souhaitent, en suivant un chemin plus ou moins cloisonné par le maître de jeu, en interagissant avec lui à la première personne le plus souvent.

Stigmatisée au début des années 90, la pratique du jeu de rôle renaît de ses cendres depuis quelque temps, grâce à une production foisonnante et une mise en avant dans la culture populaire (on pense en particulier à The Big Bang Theory et Stranger Things). Plus récemment, c’était un excellent moyen de passer le temps confiné.

Si vous souhaitez découvrir le sujet plus en profondeur, nous ne saurions que trop vous recommander l’excellent ouvrage La grande aventure du jeu de rôle, de Julien Pirou aux éditions Ynnis.

Que trouve-t-on dans la boîte ?

Pour faire simple, absolument tout le nécessaire pour des joueurs débutants, en commençant évidemment par le livret de règles. Ce dernier, avec sa soixantaine de pages, pourrait rebuter un novice de prime abord. Mais il n’en est rien.

Après deux pages expliquant brièvement en quoi consistent un jeu de rôle, et ses termes propres, on commence par le chapitre de création des personnages, l’un des moments préférés des joueurs. On y choisit sa race (elfe, nain, etc.), sa classe (barde, guerrier, magicien, etc.), ses compétences, bref tout ce qui caractérise son avatar.

Le corps même des règles, nécessaires pour jouer, ne tient que sur une dizaine de pages. On y apprend comment vérifier la réussite ou l’échec de ses actions, comment combattre, comment interagir avec les protagonistes interprétés par le meneur, comment lancer un sort, gérer ses points de vie, etc. Le reste du livret détaille les équipements (armes, armures, paquetages pour partir à l’aventure, etc.) et les sorts (comment le lancer, ses effets, etc.).

Les règles peuvent être lues par tout le monde, mais c’est surtout le meneur qui doit les maîtriser. En cas de doute, l’improvisation reste le maître mot. Il est aidé par un écran, illustré du côté des joueurs, et présentant un résumé des principales règles du sien.

Dungeons & Dragons L’Essentiel

Source : Wizards of the Coast

Plus important encore que les règles : le scénario. Il prend place dans Les Royaumes Oubliés, l’univers d’heroic fantasy de référence de Dungeons & Dragons. Là aussi, tout est fait pour aider le meneur débutant. De la mise en place de l’intrigue, en passant par la description détaillée de toutes les quêtes que les joueurs peuvent entreprendre. Village perdu, taverne, orques, forteresse naine, gnomes, même un dragon, il y a largement de quoi s’occuper. On termine par une description et les caractéristiques des différents monstres.

Une carte de la région pour se repérer et quelques aides de jeu complètent le matériel. Sans oublier les onze dés polyédriques (le classique à 6 faces, mais aussi 4, 8, 10, 12 ou 20 faces), élément caractéristique d’un jeu de rôle, et objet fétiche de tout rôliste qui se respecte !

Enfin, si l’expérience vous plaît, il est possible d’approfondir tous les concepts présentés dans cette boîte d’initiation. Cela passe par le Manuel des joueurs, ouvrage de référence pour créer et jouer son personnage, le Guide du maître, source de conseils et d’inspirations pour mener vos aventures, et, éventuellement, le Manuel des monstres, sorte de catalogue de tous les dangers à proposer à vos joueurs.

Pourquoi jouer à Dungeons & Dragons : L’Essentiel ?

La pratique du jeu de rôle, pour peu que vous trouviez un groupe de joueurs ayant les mêmes attentes et envies que vous, peut rapidement devenir grisante et passionnante. La première partie se fait généralement accompagnée d’un meneur et de participants expérimentés, sur lesquels pendre exemple. À condition d’en connaître.

Les kits d’initiation sont donc parfaits pour découvrir, entre débutants, ce loisir. Il en existe de nombreux, pour tous les goûts. L’avantage de Dungeons & Dragons : L’Essentiel est que la boîte contient tout le nécessaire, pour un petit prix, et que l’univers, proche du Seigneur des Anneaux, est connu de tous. Et comme il s’agit du plus vendu des jeux de rôles, vous aurez à disposition un matériel foisonnant pour poursuivre l’exploration.

On pourrait regretter l’absence de fiches de personnages prêts à jouer, permettant aux plus novices de se lancer directement dans l’aventure. Mais créer son propre personnage, selon ses envies, fait partie de l’expérience, et permet de mieux s’en imprégner.

Notons aussi que le scénario ne brille ni par son originalité ni par son intrigue. On est loin d’une série dont on enchaîne les épisodes ou d’un livre dont on dévore les chapitres. Mais dans ce contexte précis, c’est un mal pour un bien. Pour les joueurs, qui ne risquent pas de se perdre en route dans des nœuds scénaristiques dont ils ne comprennent pas les enjeux ; mais surtout pour le maître, sur les épaules duquel repose déjà une certaine responsabilité dans la bonne réussite de la session, et qui aurait du mal à gérer des intrigues trop complexes et à éviter que les joueurs ne s’éloignent trop de la ligne directrice.

Dungeons & Dragons L’Essentiel

Source : Wizards of the Coast

Que ce soit entre amis, en famille avec ses enfants, ou pour faire découvrir à votre ado et sa bande ce à quoi vous jouiez à son âge, les kits d’initiation sont accessibles à n’importe qui. Il suffit de trouver un groupe sympathique, d’un peu de courage pour se lancer, et de faire preuve d’imagination. Et si vous voulez un aperçu de ce à quoi peut ressembler une campagne, les presque quarante épisodes de La Bonne Auberge sauront vous satisfaire.

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