Cela faisait longtemps que l'on n'avait pas écrit sur Google+. Le réseau social existe encore.

Rire des déboires de Google+, c’est petit. Tellement petit d’ailleurs que cela fait longtemps que le réseau social de Google est passé de la case sarcasme à la case oubli total. Et pourtant, en ce vendredi 24 août, on ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire à la lecture d’une publication de Google France, la page semi-officielle de Google en français.

« On ne savait pas trop comment vous l’annoncer mais, voilà, la page +Google France sur Google+ fermera ses portes en cette fin de semaine. Un grand MERCI à tous vos contributions pendant ces belles années. ❤  », lance le texte, avant d’inviter les internautes à suivre Google sur Twitter ou Facebook pour avoir toutes les actualités de l’entreprise. Cette page, qui est tenue par des Googlers (des employés de Google) et non par la communication officielle de l’entreprise tire donc sa révérence de manière cocasse, par un aveu d’échec et un renvoi vers la concurrence.

Google+ a été lancé en  2011, alors que le géant de la recherche imaginait pouvoir créer un réseau social à succès. De succès, il n’y a pas eu, et même si les pages qui étaient sur Google+ pendant un temps ont eu quelques privilèges niveau référencement (un petit encart dans les résultats de la recherche), le service n’a jamais percé. Il avait pourtant tout pour : une gestion fine des communautés, des tas de clients par défaut (ceux possédant une adresse Gmail) et des fonctionnalités de partage bien pensées. Cela dit, la mise en page difficile d’accès et le manque de marketing grand public ont eu raison des ambitions de Google — quand, dans le même temps, Facebook prenait son envol.

C’est une page qui se tourne pour Google en France, mais qui ne saurait être prise comme un abandon du service à l’international. En 2016, une étude a montré que 91 % des comptes Google+ étaient vides : ils avaient été créés « par défaut » ou pour du spam. Nous l’avons remplacé sur Numerama par Flipboard dans les raccourcis. Vous êtes encore presque 3 000 à nous suivre dessus.

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