Universal lance un concours encourageant les studios à développer un projet vidéoludique sur l'une de ses franchises. Un jeu vidéo pourrait ensuite voir le jour.

Dans un avenir proche, on aura peut-être la chance de jouer ou rejouer à un jeu vidéo tiré de quelques licences cinématographiques réputées, comme Retour vers le Futur, Battlestar Galactica, Les Dents de la Mer, Voltron ou Turok, autant de franchises bien connues qui appartiennent à Universal.

Car le géant du divertissement, en partenariat avec Unity, Microsoft et Intel, organise un concours baptisé Universal GameDev Challenge, qui a été annoncé dans le cadre de la GDC 2018.

Ce challenge consiste à mettre à disposition lesdites licences dans les mains des participants qui devront alors donner naissance à un projet susceptible de devenir une vraie adaptation vidéoludique. Les intéressés n’ont qu’un petit mois pour bâtir les fondations d’un concept sous la forme d’un document de design.

La première phase permettra de désigner six finalistes. Le gagnant remportera 250 000 dollars et un contrat avec Universal.

Universal veut s’y remettre

Pour Universal, il y a là la volonté de forger de nouveau des liens avec l’industrie vidéoludique. Après tout, via sa filiale Universal Interactive, disparue aujourd’hui, le studio avait édité des sagas cultes comme Crash Bandicoot et Spyro. « Universal s’est d’abord rapproché d’Unity avec l’idée d’offrir à des développeurs l’opportunité d’interagir avec ses marques iconiques » explique Katrina Strafford, vice-présidente marketing chez Unity.

Chris Heatherly, qui s’occupe des plateformes numériques et des jeux, ajoute : «  Pour nous, c’est une nouvelle manière de trouver des développeurs qui nous auraient peut-être échappés et de voir ce qu’ils sont capables de faire. Des développeurs nous approchent tout le temps pour nos licences, là c’est fait d’une façon plus organisée  ».

On comprend qu’Universal paraisse tout autant intéressé par la perspective de lancer un jeu sous licence par ce biais que par l’opportunité de rencontrer des studios créatifs qui mettront en exergue ses marques dans un futur plus ou moins proche. Ou bien peut-être se rendra-t-il compte qu’il n’y a rien de probant à adapter dans son catalogue.

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