Artémis II marque un tournant historique pour la conquête spatiale, en partant faire le tour de la Lune. En attendant les futurs pas de l’humanité sur la Lune, voici 5 films incontournables qui racontent, avec un réalisme saisissant, la grande épopée de la NASA et de ses astronautes.

Wiseman, Glover, Koch et Hansen. Ces quatre noms s’apprêtent à rentrer dans l’histoire de la conquête spatiale américaine avec le départ de la mission Artémis II dans la nuit du 1ᵉʳ au 2 avril 2026. Ce sont en effet les premiers à repartir à l’assaut de la Lune, à bord de la capsule Orion, plus de cinquante ans après la dernière expédition (Apollo 17 en 1972).

Et dans quelques années, peut-être que l’on racontera leur histoire à travers un biopic dont Hollywood a le secret. Après tout, l’industrie du cinéma raffole de ces épopées spatiales, qui sont tantôt héroïques, tantôt tragiques, et qui racontent aussi un pan de l’histoire de l’agence spatiale américaine (NASA) et de ses grands programmes.

En attendant un éventuel portage sur grand écran, un coup d’œil dans le rétroviseur du septième art offre aux cinéphiles quelques belles productions à découvrir ou à revoir. Cette liste ne se prétend pas exhaustive. Elle entend par ailleurs se limiter à des longs-métrages réalistes et historiques. Exit donc les Interstellar, Gravity, Seul sur Mars ou Armageddon.

Apollo 13 (1995), de Ron Howard

« Houston, nous avons eu un problème. » Sans aucun doute l’une des phrases les plus célèbres de la conquête spatiale. L’une des plus alarmantes aussi, car tout aurait pu très mal tourner : lorsque Jack Swigert la prononce, l’équipage engagé dans la mission Apollo 13 (forcément…) ne connaît pas encore l’ampleur du problème : l’explosion d’un réservoir d’oxygène pendant le trajet vers la Lune.

Réalisé par Ron Howard, épaulé par un casting solide (Tom Hanks, Bill Paxton, Kevin Bacon, Ed Harris, Gary Sinise…), le film retrace, de façon quelque peu dramatique, les difficultés rencontrées par les trois astronautes à plusieurs dizaines de milliers de kilomètres de la Terre. Et comment leur sang-froid ainsi que le travail abattu par les équipes au sol ont permis d’éviter la catastrophe.

Apollo 13
Scène du film Apollo 13. // Source : Apollo 13

First Man : Le Premier Homme sur la Lune (2018), de Damien Chazelle

Impossible de passer à côté de ce long-métrage de Damien Chazelle (le réalisateur des formidables Whiplash et La La Land). Basé sur la biographie officielle de Neil Armstrong, First Man : Le Premier Homme sur la Lune raconte l’histoire de celui qui a été le tout premier homme à avoir foulé le sol lunaire à l’été 1969.

Ryan Gosling, qui a récemment avoué une passion pour les films se passant dans l’espace, y prête ses traits à l’astronaute américain, illustrant avec une intensité rare le poids de la mission Apollo 11, à laquelle participaient aussi Buzz Aldrin et Michael Collins, et cette phrase passée à la postérité : « C’est un petit pas pour l’homme, un bond de géant pour l’humanité. »

First Man // Source : Universal Pictures International France
First Man. // Source : Universal Pictures International France

L’Étoffe des héros (1983), de Philip Kaufman

Ce sont les pionniers, ceux qui ont ouvert la voie : ils s’appellent Alan Shepard, John Glenn, Gordon Cooper, Virgil « Gus » Grissom, Deke Slayton, Scott Carpenter et Walter Schirra. Ce sont les « Mercury Seven », le tout premier groupe d’astronautes sélectionnés par la NASA en 1959 pour contrer l’avance soviétique.

Le film de Philip Kaufman, fresque épique de plus de trois heures, retrace leurs exploits respectifs :

  • Alan Shepard : premier Américain dans l’espace.
  • John Glenn : premier Américain à effectuer un vol orbital autour de la Terre.
  • Gordon Cooper : premier à dormir en orbite et dernier Américain à partir seul dans l’espace.
  • Gus Grissom : premier astronaute du groupe à réaliser un deuxième vol spatial (Gemini 3).

Le récit intègre également le légendaire pilote d’essai Chuck Yeager (joué par Sam Shepard). Bien qu’il n’ait jamais été sélectionné comme astronaute, le film lui rend un hommage vibrant en rappelant qu’il fut le premier homme à franchir le mur du son en 1947. Cette mise en parallèle souligne que l’aventure spatiale est née de la « fureur » des avions-fusées et du courage de pilotes prêts à pousser au-delà des limites connues.

Enfin, pour l’anecdote historique, si le film s’arrête au programme Mercury, l’un des sept, Deke Slayton, entrera plus tard dans l’histoire pour une autre première : il participera en 1975 au premier vol conjoint américano-soviétique (Apollo-Soyouz), marquant le début de la coopération internationale en orbite.

L'Étoffe des héros
Un essai qui tourne mal. // Source : Warner Bros.

Les Figures de l’ombre (2016), de Theodore Melfi

L’histoire de la Nasa est jalonnée d’hommes et de femmes héroïques, venant surtout du corps des astronautes. Mais en coulisses, des figures de l’ombre se sont activées de façon à permettre à l’Amérique de revenir dans la course face à l’URSS. C’est sur leur action que porte le film Les Figures de l’ombre, réalisé par Theodore Melfi, avec au casting Taraji P. Henson, Octavia Spencer et Janelle Monáe.

Le film raconte l’action déterminante de Katherine Johnson dans les programmes aéronautiques et spatiaux de la Nasa. Grâce à ses calculs, Katherine Johnson a sécurisé la trajectoire du vol de John Glenn (Mercury) et grandement contribué au succès d’Apollo 11 en 1969. La mission historique de la Nasa. Et ce n’était pas aisé : elle était une femme noire dans un monde d’hommes blancs.

Le film Les figures de l'ombre est l'un des rares à présenter une équipe de femmes scientifiques. // Source : Hidden Figures (2016)
Octavia Spencer, au centre, dans l’un des rôles principaux. // Source : Hidden Figures

Ciel d’octobre (1999), de Joe Johnston

Dans Ciel d’octobre, nous sommes ramenés à la fin des années 1950, où le jeune Homer Hickam (Jake Gyllenhaal) défie l’autorité paternelle pour fabriquer des fusées amateurs après avoir vu passer Spoutnik 1, premier satellite artificiel de la Terre construit par les Soviétiques, déclencheur de la passion spatiale de Homer Hickam.

C’est une histoire authentique et poignante : l’intéressé finira réellement par devenir ingénieur à la NASA. L’histoire de cet individu s’arrachant de sa condition sociale provient du récit autobiographique Rocket Boys de Homer Hickam, qui a inspiré le film. Comme quoi, le fameux moment Spoutnik, qui a alarmé l’Amérique, n’a pas forcément été mal vécu par tout le monde.

Ciel d'octobre
Jake Gyllenhaal, la tête (presque) dans les étoiles. // Source : Universal Pictures
Comparatif svod // Source : Montage Numerama

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