Le DLSS 5 continue de faire couler de l’encre depuis sa présentation aussi impressionnante que sujette à la controverse. Cette fois, c’est au tour d’un développeur de s’exprimer pour prendre la défense de la technologie de Nvidia.

Qu’on se le dise, on a surtout vu des critiques sur le DLSS 5. Beaucoup de joueuses et de joueurs n’aiment pas la manière dont la technologie de Nvidia, certes impressionnante, transforme les jeux vidéo qu’ils apprécient tant — Resident Evil Requiem et Hogwarts Legacy en tête. Depuis la présentation controversée, Nvidia s’est défendu. On a entendu que les coulisses du DLSS 5 seraient peu reluisantes et Capcom, pourtant présenté comme un partenaire, s’est désolidarisé à sa manière.

Le DLSS 5 a quand même des défenseurs qui croient en son avenir, et c’est normal puisque le « modèle de rendu neuronal en temps réel », tel qu’il est décrit par Nvidia, peut s’améliorer et se peaufiner jusqu’à convaincre. C’est par exemple le cas de Daniel Vávra, co-créateur de Warhorse Studios et réalisateur, entre autres, de Kingdom Come: Deliverance 2. Il voit le DLSS 5 comme un moyen de faire des économies.

Kingdom Come: Deliverance // Source : Deep Silver
Kingdom Come: Deliverance. // Source : Deep Silver

Le réalisateur de Kingdom Come: Deliverance 2 défend le DLSS 5

Daniel Vávra a pris la parole sur son compte X le 23 mars 2026 pour donner son premier avis sur le DLSS 5. Il s’est même autorisé une comparaison parlante : « Je peux imaginer un futur où les développeurs seront capables d’entraîner cette technologie pour un style artistique spécifique ou pour des visages spécifiques, et ça pourrait même remplacer le ray tracing coûteux… C’est juste un début un peu uncanny. Les haters ne pourront rien faire. C’est bien plus que le simple effet soap opera qu’on voit sur toutes les télévisions quand on active la compensation de mouvements. »

Daniel Vávra met plusieurs points en avant :

  • Il appuie le narratif de Nvidia, à savoir que les studios garderont le contrôle sur l’IA vis-à-vis de la direction artistique ;
  • Le DLSS 5 s’affinera avec le temps ;
  • Le DLSS 5 peut permettre d’économiser de l’argent en rendant plus beau un rendu, en évitant l’utilisation d’autres technologies (le ray tracing) ;
  • Les visages vus dans les démonstrations sont bien dignes de la Uncanny Valley, et instillent un certain malaise quand on les regarde ;
  • Le DLSS 5 est bien plus qu’un artifice.

Les propos de Daniel Vávra sont nuancés : il comprend les critiques formulées à l’heure actuelle, mais donne son avis de développeur entrevoyant des bénéfices certains dans la production. Si le DLSS 5 peut permettre d’économiser des ressources sans dénaturer la vision initiale, alors Nvidia aurait gagné. Mais il va falloir le prouver et, pour le moment, seules les premières images restent en tête.

Découvrez les bonus

+ rapide, + pratique, + exclusif

Zéro publicité, fonctions avancées de lecture, articles résumés par l'I.A, contenus exclusifs et plus encore.

Découvrez les nombreux avantages de Numerama+.

S'abonner à Numerama+

Vous avez lu 0 articles sur Numerama ce mois-ci

Il y a une bonne raison de ne pas s'abonner à

Tout le monde n'a pas les moyens de payer pour l'information.
C'est pourquoi nous maintenons notre journalisme ouvert à tous.

Mais si vous le pouvez,
voici trois bonnes raisons de soutenir notre travail :

  • 1 Numerama+ contribue à offrir une expérience gratuite à tous les lecteurs de Numerama.
  • 2 Vous profiterez d'une lecture sans publicité, de nombreuses fonctions avancées de lecture et des contenus exclusifs.
  • 3 Aider Numerama dans sa mission : comprendre le présent pour anticiper l'avenir.

Si vous croyez en un web gratuit et à une information de qualité accessible au plus grand nombre, rejoignez Numerama+.

S'abonner à Numerama+
Toute l'actu tech en un clien d'oeil

Toute l'actu tech en un clin d'œil

Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !


Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer !