Le 30 janvier 2026, Nintendo a pris la parole après la polémique entourant la censure de Dispatch imposée sur Switch et Switch 2. Une prise de position qui pousse de nombreux utilisateurs à douter de la communication d’AdHoc sur l’origine réelle de ces restrictions.

La polémique autour de la censure de Dispatch sur Switch et Switch 2 connaît un nouveau tournant après la prise de parole de Nintendo. Ce jeu de super-héros, articulé autour d’un contenu mature et parfois très explicite, ne bénéficie pas du même traitement selon les consoles.

Sur PS5 et PC, les joueuses et joueurs peuvent choisir d’afficher ou non ces éléments sensibles. Sur les consoles Nintendo, en revanche, ils sont censurés d’office, à l’aide de petits carrés noirs. Problème : celles et ceux qui ont précommandé la version Switch n’en avaient pas été informés.

Un choix qui interroge, d’autant plus que Cyberpunk 2077 n’est pas soumis au même sort en Occident. Si la situation a déjà suscité de nombreuses réactions, la position exprimée par la firme japonaise le 30 janvier 2026 pourrait bien remettre une pièce dans la machine.

Un utilisateur se plaignant de la censure de Dispatch sur Switch. // Source : @phillygrk sur X
Un utilisateur se plaignant de la censure de Dispatch sur Switch. // Source : @phillygrk sur X

Nintendo ne serait pas au courant de cette censure sur Dispatch ?

En effet, dans les colonnes d’Eurogamer, AdHoc assurait que « les différentes plateformes ont des critères distincts en matière de contenu, et les soumissions sont évaluées individuellement. Nous avons travaillé avec Nintendo pour nous assurer que le contenu du jeu soit conforme aux règles de leurs consoles ». En clair, le studio expliquait alors avoir pris cette décision d’un commun accord avec Nintendo. Mais un message publié sur le Discord du studio est venu, depuis, semer le doute, laissant entendre que Nintendo n’aurait peut-être pas été directement impliqué dans cette décision.

La réponse de la firme japonaise auprès du média GoNintendo pourrait bien confirmer cette théorie. « Nintendo exige que tous les jeux disponibles sur ses plateformes soient classés par des organismes indépendants et respectent ses directives relatives au contenu et à la plateforme », a d’abord rappelé la marque. Avant d’ajouter : « Bien que nous informions nos partenaires lorsque leurs titres ne respectent pas ces directives, Nintendo ne modifie en aucun cas le contenu proposé par les partenaires. Nous ne communiquons pas non plus sur le contenu en question ni sur les critères utilisés pour ces évaluations ».

Si la réponse se veut très neutre, elle semble surtout sous-entendre que Nintendo n’aurait en rien influencé la censure de Dispatch sur ses consoles. Une position qui impliquerait, par conséquent, qu’AdHoc n’aurait pas totalement dit la vérité. Sur Reddit et X notamment, une explication — encore hypothétique — a commencé à circuler. Selon celle-ci, AdHoc aurait en réalité publié une seule version « universelle » de Dispatch sur Switch et Switch 2 à l’échelle mondiale, avec un build identique sur tous les eShop.

Selon cette théorie, Nintendo ne serait pas au courant.  // Source : razorbeamz
Selon cette théorie, Nintendo ne serait pas au courant. // Source : razorbeamz

Or, pour être commercialisé au Japon, le jeu doit se conformer aux règles du CERO, l’organisme japonais de classification des jeux vidéo, équivalent du PEGI en Europe ou de l’ESRB en Amérique du Nord. Le CERO interdit notamment la représentation directe de parties génitales ou de tétons, le pays étant l’un des plus stricts en matière de nudité.

Ainsi, AdHoc, en tant que petit studio, n’aurait créé qu’une seule version de son jeu sur Switch — avec un niveau de censure conforme au CERO — identique pour tous les territoires afin de pouvoir sortir au Japon. Une décision qui aurait pu être motivée par des contraintes de coûts et de complexité.

CD Projekt Red aurait, à l’inverse, adopté une approche différente pour Cyberpunk 2077 sur Switch 2, avec une version occidentale non censurée disponible en Amérique du Nord et en Europe, et une version japonaise distincte, classée CERO Z, proposant une nudité et un gore réduits, exclusivement commercialisée sur l’eShop japonais. Quoi qu’il en soit, les raisons d’une telle censure restent sujettes à interprétation. AdHoc n’a, pour l’heure, pas réagi au communiqué de Nintendo.

Découvrez les bonus

+ rapide, + pratique, + exclusif

Zéro publicité, fonctions avancées de lecture, articles résumés par l'I.A, contenus exclusifs et plus encore.

Découvrez les nombreux avantages de Numerama+.

S'abonner à Numerama+

Vous avez lu 0 articles sur Numerama ce mois-ci

Il y a une bonne raison de ne pas s'abonner à

Tout le monde n'a pas les moyens de payer pour l'information.
C'est pourquoi nous maintenons notre journalisme ouvert à tous.

Mais si vous le pouvez,
voici trois bonnes raisons de soutenir notre travail :

  • 1 Numerama+ contribue à offrir une expérience gratuite à tous les lecteurs de Numerama.
  • 2 Vous profiterez d'une lecture sans publicité, de nombreuses fonctions avancées de lecture et des contenus exclusifs.
  • 3 Aider Numerama dans sa mission : comprendre le présent pour anticiper l'avenir.

Si vous croyez en un web gratuit et à une information de qualité accessible au plus grand nombre, rejoignez Numerama+.

S'abonner à Numerama+
Toute l'actu tech en un clien d'oeil

Toute l'actu tech en un clin d'œil

Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !


Pour ne rien manquer de l’actualité, suivez Numerama sur Google !